LA FOCUS EN BREF
Caractéristiques.
Dimensions
(Lxlxh) :
4,34 m (break 4,47m) x
1,84m
x 1,44 m. Coffre de 385 l à
1.245 l. Réservoir : 55 l.
Poids : de
1.229 à 1.453 kg.
Pneus : 195/65x15, 205/55x16 et
205/50x17.
Moteurs : essence 1.4 Duratec
16 V 80 ch (conso moyenne
6,6 l/100) ; 1.6 Duratec 16 V
100 ch (6,7 l/100) ; 1.6 Duratec
Ti-VCT 115 ch (6,4 l/100) ;
2.0
Duratec 16 V 145 ch
(7,1 l/100).
Diesel : 1.6 TDCI 109 ch
(4,8 l/100) ; 2.0 TDCI 136 ch
(5,6 l/100).
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Lors de sa première présentation,
au Mondial
de Paris de 1998, la Focus
avait surpris tout
son monde par ses
lignes très personnelles, cela ne l’a pas
empêchée de se vendre à
220.000 exemplaires. Un beau
succès, dans une catégorie où
le choix est vaste et ou les
Françaises, Peugeot 307 et Renault Mégane font
la loi.
En six ans le monde change,
avec de nouvelles normes, de
nouvelles envies aussi. Pour
rester dans le coup, répondre
aux attentes de la clientèle, le
renouvellement s’impose,
toujours plus rapide, avec toujours
plus de technologie.
Quitte à en éprouver certaines
limites, dont celles de l’électronique
liées à l’informatique
et au multiplexage.
Ford a donc fait grandir sa
Focus, en prenant pour référence
le C-Max, dont elle partage
exactement la longueur
(4,34 m). La nouvelle génération
prend encore 4 cm en largeur,
ce qui nous vaut une silhouette
sans doute plus équilibrée mais aussi plus assise,
plus « athlétique », tout
en donnant la sensation de
raffinement qui manquait un
peu à la précédente. La ligne,
en devenant passe-partout, ne
suscite aucune émotion particulière,
mais récoltera l’assentiment
général, ce qui somme
toute est bien l’essentiel pour
le constructeur.
Si la face avant emprunte
beaucoup au C-Max, il en est de même à l’intérieur où pas
mal de composants sont repris
du monospace.
Qualité en hausse
En général l’impression qui
domine est celle d’une fabrication
sérieuse, de matériaux — testés sur le plan antiallergique — choisis, et d’assemblages
millimétrés qui ne sont
pas sans rappeler certains produits
allemands plus huppés,
mais moins accessibles. La
qualité est en hausse, et c’est
très perceptible.
On se sent tout de suite à
son aise dans la nouvelle Focus
et son environnement de
bon ton. Les sièges avant assurent
un très bon maintien et
l’instrumentation sait rester
sobre et lisible, avec un bémol
pour le compteur kilomètrique
journalier, un peu occulté
par le moyeu du volant.
Ce dernier étant heureusement
réglable en hauteur et
profondeur, ce qui n’est pas
forcément le cas chez d’autres
qui jouent volontiers les mesquins.
Dès le début de l’année
prochaine la Focus recevra un pédalier règlable électriquement,
qui permettra l’ajustement
précis à la longueur des
jambes du conducteur. Un
vrai gain pour la position de
conduite.
A la conduite, justement,
c’est le sentiment de facilité
qui domine. La Focus, aussi
bien en version diesel qu’essence,
fait preuve d’un comportement
routier rassurant,
mais moins «joueur» que la
précédente. La direction (assistée
électrohydraulique, sauf
1.4 et 1.6 essence) est extrêmement
précise, et le nouveau
châssis filtre généralement
bien les vibrations. Seules les
petites saignées de la route
sont encore perceptibles.
Malgré
une augmentation de
poids de 60 à 70 kg, selon les
modèles, la Focus sait faire
preuve d’efficacité sans bousculer
ses passagers, son
confort est vraiment de haut
niveau. Freinage efficace,
(avec amplificateur en option)
bien dosé, et sécurité passive
au top (six airbags) assurent la
tranquillité des occupants.
Au niveau des motorisations,
le choix reste vaste
puisque Ford propose trois
blocs essence et deux diesel.
En essence — qui ne constituera
pas la majorité des
ventes, loin de là — le choix
pourra s’effectuer entre le
1.4 16 V de
80ch, le 1.6 16 V de
100 ch (et sa variante Ti-VCT
de 115 ch) et le 2.0 16 V de
145 ch.
En diesel, les moteurs proposés
sont bien connus
puisqu’il s’agit de ceux de PSA,
les 1.6 de 110 ch et 2.0 de
133 ch. Tous les deux, de technologie
turbo, « common rail 2e génération », sont à la
fois performants, sobres, et
discrets. De vraies réussites. Le
plus puissant est vraiment très
recommandable pour une voiture
de ce poids (environ
1.400kg). La filtration des
bruits, le traitement des sons
font que ces diesels participent
aussi au plaisir du voyage.
Les prix de la berline
5 portes, à partir de 14.700 €
(1.4 essence Ambiente)
jusqu’à 24.100 € (2.0 TDCI Titanium)
suivent de près ceux
de la concurrence. Avec parfois,
sur certaines versions, un
avantage non négligeable. Il
faudra bien éplucher les tarifs...
Un break, baptisé SW pour « SportWagon », et non plus
Clipper, sera commercialisé
en janvier. Il coûtera 600 € de
plus que la berline 5 portes,
elle-même plus chère de 300 €
que la version 3 portes.
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