Dans la gamme
Audi, l’A4 joue un
rôle majeur. A elle
seule, cette familiale
produite à
plus de deux millions et demi
d’exemplaires en dix ans, pèse
40 % des ventes de la marque.
Une bonne raison pour lui accorder
toutes les attentions et,
dans une catégorie de voitures
qui stagne un peu, de sans
cesse relancer l’intérêt de
l’acheteur potentiel par des innovations
stylistiques et techniques.
Comme l’A8 en début d’année,
l’A6 et l’A3 Sportback
dont le succès dépasse les espérances
du constructeur) l’A4
reçoit une nouvelle et imposante
calandre de style « Single
Frame » très reconnaissable.
Mais là ne s’arrête pas l’évolution
du design, puisque toutes
les pièces de carrosserie sont
nouvelles, à l’exception du pavillon.
Ainsi, si un œil exercé
distinguera l’incurvation du
capot moteur, la ceinture de
caisse plus haute et une ligne
plus sportive, le nouveau dessin
des optiques avant — et
surtout arrière — sera dès le
premier abord plus perceptible.
Mais, derrière ces retouches
esthétiques — qui ne concernent
cependant pas l’habitacle — se cachent des modifications
techniques plus profondes.
La coque a été rigidifiée
et le châssis a reçu, pour ce
qui concerne le train avant en
aluminium à quatre bras, les
bielettes de direction du très
sportif S4. Une traverse et un
berceau redessinés pour
abaisser le centre de gravité
donnent encore plus d’assise
et améliorent la tenue de
route. A l’arrière, bras et
portes-roues sont également
empruntés au S4. Ce qui nous
vaut une berline encore plus équilibrée, en toutes circonstances.
Quatre nouvelles
motorisations
Audi ne propose pas moins
de neuf moteurs, pouvant être
associés à trois boîtes de vitesses
(mécanique 5 ou 6 rapports,
Multitronic à variation
continue, ou Tiptronic) et
deux transmissions (classique
deux roues motrices et quattro).
En essence, les nouveautés
touchent les moteurs 2 litres
turbo FSI (injection directe),
provenant de l’A3 et développant
200 ch ainsi que le V6 3,2 l
FSI de l’A6 (256 ch).
Ces motorisations resteront confidentielles et on peut le regretter.
Le 2 l FSI étant, notamment,
une pure merveille
d’agrément mécanique. Mais
c’est bien le diesel qui emportera
l’énorme majorité des
ventes.
Deux nouveautés : le
V6 3.0 TDI de 204 ch qui « descend » des A8 et A6 remplaçant le 2.5 TDI, et le quatre cylindres
2.0 TDI à injecteurs
pompes de 140 ch. Sobre, efficace,
puissant, coupleux (320
Nm de 1.750 à 2.500 tr), ce moteur,
l’un des plus modernes
de sa catégorie, va comme un
gant à cette berline. Malgré un
poids conséquent (1.430 kg) la
consommation, avec
5,7 l/100 km en cyle mixte,
reste pour le moins très maîtrisée.
Et le réservoir de 70 l, permet d’aller
loin...
La gamme A4 se décline en
quatre niveaux : Attraction,
Ambition, Ambiente, Ambition
Luxe. Dès le premier, Audi
propose un équipement de sécurité
complet puisque les six
airbags sont là, tout comme
l’antipatinage, l’ESP, l’ABS
avec amplificateur de freinage
d’urgence etc. Après, c’est une
question de goût personnel,
selon que l’on opte pour le «sport » ou le « confort ». Et de
finances. Les prix évoluent assez
peu par rapport à la précédente
génération.
A titre d’exemple, et à équipement égal, une nouvelle A4
TDI 140 ch coûtera 410 € de
plus que l’ancienne 1.9 TDI
pack, et le 1.8 T Ambition de
163 ch 130 € de plus que le
modèle équivalent. Le supplément
pour la version Avant
(break) est de 1.330 €. Raisonnable.