ESSAIS AUTOMOBILES

Volvo V40 Cross Country : elle trompe parfaitement son monde


Volvo arrive, pour la première fois, sur le marché très tendance des SUV compacts. Avec une auto tout juste rehaussée mais diablement séduisante et efficace.
Mais quelle santé cette V40 Cross Country ! La constatation s’impose rapidement à voir comment ce nouveau crossover avale avec générosité et brio les petites routes torturées qui traversent les Pyrénées-Orientales et l’Aude voisine. Oui, la surprise est vraiment de taille puisque, sur le papier, Volvo présente là le premier SUV compact de son histoire, c’est-à-dire le genre de baroudeur en herbe plus haut sur pattes capable, à l’occasion, de prendre la tangente à travers les chemins creux.
Du papier à la réalité, visiblement Volvo a fait un choix, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. La transmission intégrale n’étant disponible que sur la plus puissante version essence - le T5 de 254 chevaux - et contre un supplément de 2.000 €, ce qui situe alors l’engin aux portes des 40.000 € minimum, sûr, on verra davantage de V40 Cross Country escalader les trottoirs des quartiers chics, leurs classiques deux roues motrices suffisant largement à la tâche. Comme la garde au sol, d’ailleurs, seulement rehaussée de 4 centimètres par rapport à la berline V40, ce qui limite clairement ses aptitudes en tout-chemin.
Au top de la sécurité
Qu’importe, car sur le goudron, la nouvelle venue, qui se pose en concurrente des Audi Q3, BMW X1 ou Mini Countryman pour le coup nettement plus typés SUV au moins par leur look, ne craint personne. Agile, vive, précise, elle cumule les adjectifs positifs question plaisir de conduite. Même constamment bousculée, elle vire à plat, virage après virage.
Devant de telles compétences, le turbo diesel D3 et ses 150 chevaux (à partir de 28.200 €) apparaît comme le meilleur compromis. En bas de l’échelle, le D2, accessible à partir de 26.480 €, n’offre, en effet, que 115 chevaux. En haut, le D4 et ses 177 chevaux est inaccessible en dessous de 31.700 €. Et pas forcément besoin d’opter pour la boîte auto à six rapports. Elle coûte 2.000 € et déçoit à force d’hésiter en utilisation plus dynamique.
Le cinq-cylindres du D3 est brillant. Doté d’un Stop and Start assez discret, il se révèle aussi vigoureux et souple que ses concurrents de même puissance. Il aura consommé autour de 7 litres, et jusqu’à 9 litres en haussant vraiment le rythme. Après, sa sonorité typique pourra être jugée un brin trop envahissante selon les oreilles de certains.
Revers de ce châssis si dynamique, l’amortissement se révèle vraiment ferme, d’autant plus à faible vitesse où les petites irrégularités de la route se ressentent. Mais voilà le principal reproche à faire à cette auto très séduisante sur le plan du style. Car, pour le reste, Volvo n’a rien à envier aux premiums allemands sur ce qui touche à la finition.
Enfin, ce modèle est au top de la sécurité. De série, il stoppe net devant un obstacle ou un piéton en ville, en cas d’inattention du conducteur grâce au “City Safety”. Et, comme sur la berline, un inédit airbag au niveau du capot moteur vient protéger au maximum un piéton en cas de collision.
Emmanuel Brun

Prix :à partir de 28.200 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 5 cylindres 20 S TD de 1.984 cm3. Puissance : 150 ch. 117 gr CO2/km. Consommation (construc-teur) : urbain 5,3 l, extra-urbain 3,9 l. Vitesse max. : 205 km/h. 0 à 100 km/h : 9,6 s. Boîte de vitesses à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,37x1,78x1,46. Coffre : 335 à 1.032 dm3. Poids : 1.461 kg.
Les + : châssis, motorisations, finition, ligne.
Les - : amortissement vraiment ferme, coffre, capacité en tout-chemin, vision vers l’arrière.
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