ESSAIS AUTOMOBILES

Volkswagen Up! : Volkswagen veut avoir le droit de cité


Volkswagen repart de zéro avec l’ambition que sa Up! taille des croupières aux Renault Twingo et consort dans les centres-villes. Un peu moins confortable que la française, l’allemande ne manque pas d’arguments.
Musculation pour la Kia Picanto qui a troqué ses rondeurs, courant 2011, contre une ligne nettement plus sculptée. Séance de relooking, toute récente, pour rajeunir le trio Toyota Aygo, Peugeot 107 et Citroën C1. Un restylage centré sur la face avant pour redynamiser l’indétrônable Renault Twingo (notre édition du 8 janvier). Un dépoussiérage pour remettre au goût du jour la Fiat Panda (à l’essai le 26 février). Ces temps-ci, les constructeurs font feu de tout bois pour repositionner leurs chères petites citadines en tête de peloton.
Mais dans ce recueil de recettes pour décrocher la timbale sur ce marché ultraconcurrentiel, c’est finalement Volkswagen qui propose le menu le plus aguichant : une Up! 100 % nouvelle. Ça a beau être écrit dessus, la marque de la « Voiture du peuple » revient sur un segment qui ne lui a pas souri par le passé faute des bons ingrédients. La discrétion des Lupo et des Fox dans les centresvilles en atteste.
N’ayant plus le droit à l’erreur, le chef allemand a mitonné dans 3,54 mètres (soit 15 centimètres de moins qu’une Twingo !), un strict cahier des charges. La Up! doit être centrée sur sa vocation urbaine et rester abordable. Assez discrète, à peine ronde, largement vitrée, la présentation est, finalement, plutôt réussie. Certains regretteront sûrement que cette Up! ne soit pas davantage pimentée, mais la Fiat 500 n’est pas la cible. Trop chère.
Et le contrat semble respecté. Pour le traitement de l’habitacle, Volkswagen fait… du Volkswagen. À savoir étalage de matériaux taillés pour durer, sérieux général et une planche de bord uniquement égayée par quelques laques de couleur carrosserie en finitions hautes.
Elle s’arrête toute seule
En tous les cas, chacun trouvera quasi immédiatement ses marques à son volant. Et cette petite est vraiment grande à l’intérieur. Voilà, une vraie quatre places dotée, en prime, d’un vrai coffre (251 dm3, seule la Twingo fait mieux avec 285 cm3 mais les sièges arrière avancés au maximum) qui peut bénéficier d’un double fond réglable aisément.
La Up!, qui inaugure de nouveaux blocs essence trois-cylindres (le diesel est absent de la carte car jugé trop coûteux et encombrant), brille par son agilité. Rien à redire sur le comportement qui mixe bien efficacité et confort. Sur ce dernier point, toutefois, la Twingo fait sensiblement mieux rimer douceur et amortisseurs.
Tant que l’on ne dépasse pas les 4.000 tours, le moteur, décliné en 60 chevaux (à partir de 9.490 €) et 75 chevaux, ne crie pas trop dans l’habitacle. La version la plus puissante a consommé 8,3 litres sur un parcours essentiellement urbain. Equipée de l’ESP de série, la Up! ajoute un élément inédit dans la catégorie à son argumentaire : un système de freinage d’urgence automatique qui assure l’arrêt de la voiture en cas d’inattention entre 5 et 30 km/h, une option à 250 €.
Enfin, preuve que Volkswagen ne tente pas là qu’un coup d’essai, une version cinq portes suivra très rapidement. Et, tandis qu’une Up! tout électrique est annoncée pour 2013, une sportive de 100 chevaux et un cabriolet semblent déjà dans les tuyaux.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 10.090 € (bonus éco. neutre).
Moteur : 3 cylindres 12 S essence de 999 cm3. Puissance : 75 ch à 6.200 tr/min. 108 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,9 l, extra-urbain 4 l. Vitesse max. : 171 km/h. 0 à 100 km/h : 13,2 s. BVM5.
Pratique Lxlxh (m) : 3,54x1,64x1,50. Coffre : 251 à 951 dm3.
Les + : Habitabilité, ESP de série et freinage d’urgence automatique à 250 €.
Les - : Assez ferme, pas de double commande de la vitre passager, pas de sièges arrière coulissants.
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