ESSAIS AUTOMOBILES

Volkswagen Golf : sept fois sur le métier


Le constructeur allemand renouvelle son emblématique Golf. Ce septième opus de ce modèle lancé en 1974 marie brillamment dynamisme et confort.
Sérieuse, sereine, certainement ! Mais de là à penser que l’on puisse prendre du plaisir au volant d’une Golf, il y a un pas ! Dans l’avion qui nous mène vers l’essai de cette nouvelle mouture de l’inénarrable Golf, mon état d’esprit apparaît… inébranlable. Le manque d’expérience a parfois du bon. Mon CV de journaliste auto faisant pâle figure face aux trente-huit années d’excellence en la matière déroulée par la compacte allemande, je me surprends à lâcher, quelques heures plus tard à son volant, le mot « interdit » : plaisir.
Pour en arriver là, il faut reconnaître que Volkswagen a mis les petits plats dans les grands. Au menu de cette présentation : le TDI 150 chevaux ou le performant essence TSI 140 avec système de désactivation des cylindres. La crème de la crème puisque l’on ne trouve pas plus puissant, pour l’instant, au catalogue. On repassera pour les entrées de gamme basées sur les petits TSI 85 chevaux (à partir de 18.580 € en version cinq portes) et TDI 105 qui démarre à 23.340 €. Exit également les premiers niveaux d’équipement. Tous les modèles à l’essais ont même en finition haut de gamme ++. C’est-à-dire agrémentés de nombreux packs. Comme le toit ouvrant en verre à 975 €, comme le cuir brun avec siège conducteur électrique à 1.995 €, etc. De quoi égailler le noir et le sérieux ambiant.
100 kilos de moins sur la balance
Car oui, cette Golf VII reste éminemment sérieuse. Mais comment lui reprocher sa finition soignée, ses matériaux agréables au toucher. Volkswagen est resté très sobre dans le design mais n’a rien négligé. Partout, le moindre élément semble avoir été peaufiné. Les bacs de rangement dans les portières sont ainsi recouverts d’un feutre. L’ouverture de la boîte à gants transpire la qualité. Se demander quel concurrent peut s’aligner sur ce souci du détail reste vain.
Quant au comportement routier, l’ordre établi semble chamboulé. Peugeot 308 et Ford Focus dosaient judicieusement dynamisme de conduite et confort de roulement. Et bien l’allemande reprend aujourd’hui les rênes avec autorité. Elle qui repose sur une nouvelle plateforme et a fondu de 100 kilos. Elle qui a vu son train arrière retravaillé. Elle qui enchaîne avec aisance et précision les virages en virant quasiment à plat. Elle qui reste suffisamment souple quelle que soit la qualité du revêtement. Le TDI 150 chevaux, déjà apprécié sous le capot de la nouvelle Audi A3, relance à merveille. Tonique, élastique. Après un parcours couvert sans excès hors de la ville, l’ordinateur de bord, via l’écran tactile central, affichait 6,1 litres de moyenne. On regrettera juste sa sonorité parfois trop audible.
Un des autres atouts de la Golf réside dans son arsenal technologique sans équivalence chez les généralistes. Traditionnellement, boîte auto DSG à double embrayage (+ 1.500 €) et version à transmission intégrale (+ 2.010 €) sont toujours de la partie. Comme d’autres, elle offre, en option, régulateur de vitesse adaptatif, freinage automatique en cas de danger et peut même se garer toute seule ou lire les panneaux de sécurité, sans oublier son détecteur de fatigue de série. Ce septième opus compte aussi, contre 995 €, un système d’amortissement piloté qui permet de régler précisément l’auto selon cinq modes de conduite, d’économique à sportif ou personnalisé. Un must à ce niveau.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 27.780 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.998 cm3. Puissance : 150 ch. 106 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5 l, extraurbain 3,6 litres. Vitesse max. : 216 km/h. 0 à 100 km/h : 8,6 s. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,26x1,80x1,45. Coffre : 380 à 1.270 dm3. Poids : 1.279 kg.
Les + : Qualité de fabrication, comportement routier, habitabilité.
Les - : Prix toujours élevé, coffre dans la moyenne, sonorité du TDI 150.
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