ESSAIS AUTOMOBILES

Volkswagen Coccinelle : une icône reprend la route


Exit la New Beetle, la Coccinelle est de retour ! Plus habitable, moins rondouillarde, Volkswagen la présente comme son atout séduction. Pour cela, les moteurs essence, petits et grands, ne manquent pas de répondant.
L'ordinateur de bord affiche une honorable moyenne de 7,5 litres au terme d’un parcours mixte par excellence. À quelques encablures de Manchester, on s’était d’abord cru en Écosse dans ce magnifique parc national de Peak District. Les petites routes tourmentées à l’envi permettent d’évaluer la tenue de route et l’agilité de la nouvelle Volkswagen Coccinelle (ex-New Beetle dont l’appellation varie désormais en fonction des pays).
Arrivée sur des voies rapides, le baromètre est déjà au beau fixe. La Coccinelle millésime 2012, avec sa pointe de dynamisme, sa belle dose de précision et son roulis peu perceptible, s’avère plaisante à conduire. Tout juste la direction aurait pu être plus franche pour ces rythmes de voyage soutenus.
Elle n’a plus un coffre de citadine
Mais, surtout, son bloc essence d’entrée de gamme ne s’est attiré que des louanges. Mini par la cylindrée (1,2 litre), petit par sa puissance affichée (105 chevaux), ce quatrecylindres turbo-compressé à injection directe se débrouille comme un grand. En voilà un qui relance sans flemmardise. Dans une sonorité déjà agréable en plus. Son manque de coffre ne pointe son nez que dans les hauts régimes. Accessible à partir de 16.990 €, on pouvait s’y attendre. Les amateurs de plus de muscle n’auront qu’à se tourner vers le 2 litres TSI de 200 chevaux. Rageur, plein et prompte à la relance à tous les régimes, il nécessite toutefois de débourser 27.930 €, au minimum.
Les faubourgs de Liverpool marquent la fin des grands axes. En ville, le moteur brille par sa discrétion et sa souplesse. Des rues pavées encadrées de maisons coquettes sont l’occasion de vérifier que la Coccinelle n’est pas trop ferme avec le dos de ses quatre passagers. Un bon point. Car elle est devenue habitable. Plus grande de quinze centimètres, elle a gommé un de ses points noirs. Sur la banquette, un adulte de moins d 1,80 mètre peut aujourd’hui s’installer à bord. Elle a également troqué son coffre de citadine comme une malle plus grande de 30 %.
Spécialiste des voitures sérieuses, Volkswagen a constaté que les chipies ultra lookées se vendent comme des petits pains. La remise au goût du jour de l’historique appellation Coccinelle est donc l’occasion d’un premier pas dans le monde de la personnalisation. Pas de manière débridée, à l’image d’une Mini (la cible toute trouvée) ajustable au moindre désir de son propriétaire, mais le constructeur, pour une fois, desserre un peu le noeud de cravate. La finition Vintage (+ 2.400 € par rapport à l’entrée de gamme), avec ses nombreux aplats couleur carrosserie sur le mobilier et son clin d’oeil au passé avec la petite boîte à gants découpée dans la planche de bord, symbolise ce premier pas.
Finalement, le principal grief de cette auto s’avère son prix d’appel. Plutôt abordable (16.990 € en essence, 19.910 € avec le TDI 105 chevaux), il cache une dotation minimaliste avec des jantes en tôle et même pas de climatisation manuelle.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 16.990 € (bonus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S de 1.197 cm3. Puissance : 105 ch à 5.000 tr/min. 137 g CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 7,6 l, extra-urbain 5 litres. Vitesse max. : 180 km/h. 0 à 100 km/h : 10,9 s. BVM6.
Pratique : Poids : 1.274 kg. Lxlxh (m) : 4,28x1,81x1,49. Coffre : 310 à 905 dm3.
Les + : Moteurs essence convaincants, habitabilité en net progrès, lignes plus affirmées.
Les - : Prix d’appel chichement équipé, visibilité de 3/4 arrière.
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