ESSAIS AUTOMOBILES

Volkswagen Coccinelle Cabriolet : quand la nostalgie a le vent en poupe


Un an après la sortie du coupé, Volkswagen décline sa Coccinelle en version cabriolet à capote en toile. Son charme n’est pas la moindre de ses qualités pour oublier son prix élevé.
Est-ce sa distinguée teinte noire unie et son intérieur en cuir beige ? Ou peut-être ses pneus à flancs hauts habillés de jantes « Circle Black » de 17 pouces vintage à souhait ? En tous les cas, les regards sont appuyés sur le passage de la Coccinelle Cabriolet et les questions fusent. « Elle est superbe. Le becquet arrière, c’est joli, c’est pour quoi faire ? » C’est de série, c’est pour donner plus de dynamisme à la ligne de cette remplaçante de la New Beetle, à l’image de la longueur, augmentée de 15 centimètres, et de la hauteur, rabaissée de 3 centimètres. « Elle ressemble vraiment aux modèles années 50, non ? » À l’évidence, Volkswagen surfe sur cette nostalgie, d’autant plus dans cette série limitée « Fifties ».
Un TDI 105 à recommander
« Et ça coûte combien ? » Celle-ci est bien équipée, avec, notamment, la clé mains libres, le GPS tactile et les radars avant et arrière pour faciliter les manoeuvres, mais c’est 29.690 €. Premier silence. Bercé par la nostalgie des années 60-70, le passant revient, brutalement, dans la réalité. Oui, c’est cher. Les prix d’appel 20.990 € avec l’essence 105 chevaux et 24.370 € dans le cas du TDI 105 - à l’équipement riquiqui sont, déjà, un lointain souvenir. Volkswagen n’y va, en effet, pas avec le dos de la cuillère, fixant le plaisir de rouler chevaux au vent à près de 4.000 € supplémentaires par rapport au coupé. Le train arrière multibras, de série sur toutes les Coccinelle Cabriolet, est passé par là, mais tout de même.
Malgré tout, et bien le charme opère. En 9,5 secondes, la capote en toile multicouches est repliée électriquement. Alors que la température est encore fraîche, sièges chauffants (à l’avant) et climatisation fixée sur température maximum entrent en fonction automatiquement afin de préserver au mieux les occupants. Car, soyons clairs, avec cette « Cox Cab », on a affaire à un vrai cabriolet. Même avec les vitres arrière remontées, l’air s’engouffre généreusement dans l’habitacle. Tellement que le filet anti-remous apparaît indispensable pour qui espère rouler décapoté toute l’année. Revers de la médaille, les deux places arrière seront alors condamnées.
Testée avec le bloc 1,6 litre TDI 105 chevaux, le charme perdure. Un peu bruyant certes, mais dans une sonorité pas trop désagréable, ce moteur se montre déjà suffisant en agrément (le 2 litres TDI 140 démarre à 29.390 €). Il est également très sobre. Sur route, la moyenne dépasse à peine les 5 litres. En ville, même privé de Start and Stop, il est possible de tabler sur 6,5 litres. Et l’allemande en devient ainsi d’autant plus agréable au quotidien, malgré son petit coffre, sa visibilité arrière médiocre avec la capote en place et ses deux places arrière moyennement confortables mais suffisamment habitables.
D’un abord plus souple, la Coccinelle Cabriolet, qui repose sur la plateforme de la Golf VI, est plaisante à conduire. Direction précise et douce, châssis rigide et rassurant, boîte de vitesses manuelle plutôt bien étagée font également partie de sa panoplie.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 24.370 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.598 cm3. Puissance : 105 ch. 124 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,6 l, extra-urbain 4,3 l. Vitesse max. : 178 km/h. 0 à 100 km/h : 12,1 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,28x1,81x1,48. Coffre : 250 dm3. Poids : 1.462 kg.
Les + : look, TDI 105 sobre et suffisant, capote bien isolée, vraies sensations de cabriolet.
Les - : coffre peu pratique, prix élevé, visibilité médiocre avec la capote.
Mon compte
Mot de passe oublié Vous inscrire