ESSAIS AUTOMOBILES

Volkswagen CC : si près, si loin…


Depuis 2008, elle cultive une élégance indéniable. Et la version 2012 de cette grande berline coupé ne déroge pas à la règle. Très aboutie, sereine, l’allemande pêche aussi… par un excès de sagesse.
Ne l’appelez plus jamais Passat CC ! Trop proche de la familiale qui fait plus sérieux que rêver, la dénomination de la berline coupé de Volkswagen conserve uniquement ses deux lettres, CC , pour « Coupé Confort ».
À l’heure du restylage, la boucle est bouclée côté calandre. La CC était la dernière de la gamme à ne pas arborer la calandre maison à barrettes horizontales et chromées. Les plus fins limiers remarqueront également que les ailes et le capot ont été redessinés, ce dernier perdant son discret bossage. Bref, dans sa volonté clairement affichée de tirer davantage vers le haut de gamme, l’allemande, lancée en 2008, n’a pas révolutionné l’élégance naturelle de sa ligne.
À partir de 31.990 €
Et il n’y a pas mensonge sur la marchandise à la lecture du bagage technologique désormais disponible à bord de l’allemande. Phares au xénon et détecteur de fatigue sont aujourd’hui de série. En option, on peut l’armer de tout un arsenal d’aide à la conduite, de la caméra de recul à l’aide active au maintien de ligne en passant par le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage d’urgence à basse vitesse et le siège conducteur massant sans oublier l’ouverture automatique de la malle grâce à un petit mouvement du pied sous la carrosserie.
De quoi faire encore grimper un prix déjà haut perché, fixé au minimum à 31.990 € avec un bloc essence de 160 chevaux et à 35.210 € avec le 2 litres TDI 140 chevaux. En comparaison, d’autres berlines qui jouent également les élégantes, telles les Volvo S60 et Citroën DS5, sont facilement 2.000 € moins chères.
Il manque juste la petite étincelle supplémentaire
Habitacle et comportement routier sont à l’unisson. Très bourgeois, sans fausse note mais aussi sans la petite étincelle supplémentaire. Comprenez par là que la Volkswagen CC cru 2012 brille sur pas mal de points mais n’excite pas outre mesure les sens. Sa finition est soignée et relevée par quelques touches de chrome et de beaux aplats en alu brossé. Son habitacle, très bien insonorisé, est parfait pour les longs voyages. Enfin, son confortable amortissement en fait une routière plus qu’agréable. Pour résumer, retenez que la CC surnage sur les autoroutes et les grands axes. Sur les routes tourmentées, en revanche, nous voilà moins repus. La prise de roulis est pourtant maîtrisée et la sérénité générale dégagée par l’allemande ne s’effondre pas. Mais le train avant apparaît presque lourd et l’ensemble n’est, globalement, pas trop porté sur l’excès. La boîte auto désormais dotée d’un mode roues libres afin de grappiller quelques décilitres, tarde un peu à réagir lorsqu’on la bouscule.
Même sentiment sous le capot. Le TDI 140 accouplé à la DSG6 (1.880 €) se révèle sobre (Stop and Start et système de récupération d’énergie au freinage sont de série) et permet de doubler sans problème. Mais il ne pousse pas non plus outre mesure.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 37.090 € (bonus éco. neutre)
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.968 cm3. Puissance : 140 ch à 4.200 tr/min. 139 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 6,4 l, extra-urbain 4,7 litres. Vitesse max. : 212 km/h. 0 à 100 km/h : 9,8 s. Boîte auto DSG6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,80x1,86x1,42. Coffre : 532 dm3. Poids : 1.564 kg.
Les + : Ligne toujours très élégante, qualité de fabrication, confort et insonorisation, comportement très sûr…
Les - : … mais pas très fun, prix.
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