ESSAIS AUTOMOBILES

Toyota Verso 1.6 D-4D 112 ch : du sang allemand coule dans ses veines


C’est une première. Toyota monte un moteur BMW à bord de son monospace compact. Pour davantage coller à la demande des clients que vraiment bouleverser ce modèle assez sage.
C’est, sûrement, ce que l’on appelle un échange de bons procédés. D’un côté, Toyota apportera, du côté de la Bavière, son savoir-faire en matière d’hybridation. De l’autre, BMW pose dans la balance son bloc diesel 1,6 litre de 112 chevaux, celui que l’on retrouve sous le capot des Série 1, Série 3 et Mini. Premier fruit de ce nouveau partenariat : le Toyota Verso cru 2014. « C’est, pour nous, la façon la plus rapide de répondre aux réalités du marché », avance-t-on du côté du constructeur japonais pour expliquer l’arrivée de ce moteur BMW synonyme d’abandon du 2 litres D-4D maison de 120 chevaux.
Afin de suivre le mouvement général de baisse de cylindrée des moteurs et des consommations qui les accompagnent, Toyota n’a donc pas hésité longtemps. L’occasion étant trop belle d’éviter d’importants coûts de développement s’il avait fallu trouver une solution en interne pour répondre à notre marché national des monospaces compacts très majoritairement friand de blocs diesel.
Dans les faits, l’arrivée de ce quatre-cylindres allemand, doublé d’un Stop and Start, ne bouleverse guère le Verso. Il gagne, avant tout, quelques décilitres à la pompe avec une moyenne qui oscille entre 5,5 litres et 6 litres en conduite normale hors des villes. Le gain, en vitalité, n’apparaît, en revanche, pas flagrant. Honnête sans plus, semble l’appréciation la plus juste sur ce moteur pas outrageusement supérieur au DCI 110 d’un Scénic par exemple. Questions souplesse, allant, vibrations et sonorité, le HDI 115 chevaux des Citroën C4 Picasso et Peugeot 5008 est supérieur.
Mieux équipé mais moins dynamique
Remodelé profondément en 2013, timidement retouché aujourd’hui (nouvelles jantes et selleries, système multimédia enrichi mais toujours aussi peu pratique), le monospace Toyota prend un petit coup de vieux par rapport au récent C4 Picasso revenu au top de sa forme tant extérieurement qu’intérieurement. Heureusement, sa modularité reste pratique, notamment au niveau des trois sièges arrière individuels qui coulissent indépendamment les uns des autres. En revanche, la position de conduite du japonais reste assez “verticale” et le dessus de la planche de bord n’est pas valorisant. Typé berline, il ne fâchera pas les amateurs de conduite douce. Ford C-Max et 5008, et même désormais C4 Picasso, se montrent plus dynamiques.
Les amateurs de bon rapport prix/équipement seront toujours satisfaits car ce Toyota Verso, vendu de 25.800 € 29.900 €, continue d’en offrir plus (port USB, Bluetooth et caméra de recul de série, toit panoramique dès le milieu de gamme) et pour moins cher que les français.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 25.800 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.598 cm3. Puissance : 112 ch. 119 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,5 l, extra-urbain 3,9 l. Vitesse max. : 186 km/h. 0 à 100 km/h : 12,7 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,46x1,79x1,62. Coffre : 484 à 1.026 dm3. Poids : 1.520 kg.
Les + : rapport prix/équipement, modularité, moteur sobre.
Les - : système multimédia, insonorisation de l’habitacle, pas de boîte auto.
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