ESSAIS AUTOMOBILES

Toyota RAV4 : la bonne façon de rester dans la course


Afin de parfaitement coller aux attentes du marché, le nouveau RAV4, amplement renouvelé, élargit son panel de motorisations. Les familles sont plus que jamais dans son collimateur.
Petit RAV4 est devenu grand, très grand même ! Alors que l’incontournable SUV de Toyota soufflera ses vingt bougies l’année prochaine, c’est certainement ce que nombre d’invités lâcheront à la table d’anniversaire. À sa naissance, en 1994, le petit nouveau au style novateur, à l’origine, avec quelques autres, de la mode des crossovers, mesurait 3,74 mètres.
À l’heure de se dévoiler sous les traits de sa quatrième génération, le Toyota mesure, désormais, 4,57 mètres sous la toise (23 centimètres de plus par rapport à l’ancienne génération), ce qui le place au niveau des Mazda CX-5 et Honda CR-V.
Un nouveau diesel 124 chevaux
Le petit serait-il devenu un géant ? On serait tenté de le croire en s’installant aux places arrière. Vu l’espace impressionnant laissé libre au niveau des genoux et la généreuse largeur du véhicule, le RAV4 est clairement devenu un véhicule familial. Un regard à l’arrière le confirme, où la grandeur de la malle fait désormais office de référence dans le segment.
Un regard vers l’avant, en revanche, permet de constater que Toyota a encore des progrès à faire en matière de finition. Le constructeur japonais a pourtant plutôt bien redessiné toute la planche de bord, lui conférant un aspect un peu plus cossu. Mais il pêche nettement sur les choix des matériaux, abusant de plastiques durs. Du coup, ses efforts sont mal récompensés, à l’image des inserts imitant le carbone qui finiront très rapidement rayés. Au volant, on regrettera également que quelques boutons de commande ne soient pas très bien placés.
Franchement redessiné, beaucoup plus musclé, le nouveau RAV4 voit son offre de motorisations élargie. En diesel, à côté du 150 chevaux, un quatre-cylindres de 2 litres de cylindrée fait une arrivée finalement remarquée. Ceci car ses 124 chevaux à disposition s’en sortent très bien. Grâce à un étagement de boîte de vitesses réussi, le SUV n’apparaît pas du tout sous-motorisé.
Il colle même très bien au tempérament du japonais. Pas exceptionnellement dynamique - les amateurs du genre feront mieux de se tourner vers le Mazda CX-5 - et suffisamment confortable, le RAV4 joue la carte du compromis pour tenter de séduire le plus grand nombre. Hors de la ville, il aura consommé moins de 7 litres. Le seul grief que l’on puisse lui faire est qu’il devient vraiment bruyant dans les tours.
À l’heure du choix, le passage au 2,2 litres D4-D 150 chevaux, qui consomme 1,5 litre de plus en moyenne, n’est probablement indispensable que pour ceux qui souhaitent disposer d’une transmission intégrale, le diesel 124 chevaux n’étant disponible qu’en deux roues motrices.
Emmanuel Brun

Prix: À partir de 26.590 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.998 cm3. Puissance : 124 ch. 127 gr CO2/km. Consommation (cons-tructeur) : urbain 5,7 l, extra-urbain 4,4 l. Vitesse max. : 180 km/h. 0 à 100 km/h : 10,5 s. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,57x1,85x1,66. Coffre : 547 à 1.746 dm3. Poids : 1.535 kg.
Les + : Habitabilité, grand coffre, moteur diesel 124 chevaux, ligne, équipement.
Les - : Finition décevante, moteur bruyant dans les tours, prix en hausse.
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