ESSAIS AUTOMOBILES

Toyota Auris hybride : elle reste unique en son genre


Plus aiguisée sur le plan du style, disposant désormais de batteries allégées et logées sous la banquette arrière, la japonaise reste l’unique compacte hybride du marché.
La première poignée de main, les premières paroles donnent souvent le ton, qu’il s’agisse de vendre une maison, de passer un entretien d’embauche voire d’acheter une voiture. Trois choses pas forcément évidentes en ce moment.
La première bonne idée de la nouvelle Toyota Auris est donc d’avoir particulièrement soigné cette phase d’apprivoisement. Moins rondouillarde et discrète, elle a, tout d’abord, franchement affûté son look. Ensuite, à peine installer à bord, que la japonaise, construite dans une usine britannique, nous arrache facilement un premier compliment.
Au même prix
Quel accueil, en effet. Impeccablement enveloppés dans son siège, les passagers avant sont très confortablement installés. Si l’on ne s’enflamme ni sur la finition ni sur le design intérieur, assez quelconques en comparaison des dernières productions allemandes voire coréennes, on notera que, par rapport à l’ancienne Auris, le cru 2013 avance une planche de bord légèrement orientée vers le conducteur. Ergonomie des commandes et répartition des blocs de rangement sont deux points réussis.
Surtout, pas besoin d’un pied à coulisse pour noter que le coffre a nettement grossi. De 30 % en fait, ce qui permet à cette compacte de ne plus être plombée par son coffre de citadine. Son talon d’Achille auparavant du fait de la présence des batteries électriques sous le plancher du coffre. Une chose qui appartient au passé, désormais, puisqu’elles ont migré sous la banquette arrière sur le modèle hybride.
Un modèle, disponible à partir de 22.140 € bonus écologique inclus, qui, espère Toyota, pourrait représenter 70 % des ventes de l’Auris. Toujours capable de rouler 2 kilomètres jusqu’à 50 km/h sans consommer d’essence, la Toyota se montre particulièrement confortable. Centre de gravité abaissé de 4 centimètres, direction plus consistante, freinage plus facilement dosable et 70 kilos de moins sur la balance confèrent à cette hybride un allant supplémentaire sans toutefois approché, soyons clairs, l’agrément de la nouvelle Volkswagen Golf. Car disposant toujours de 136 ch au total et d’une boîte à variation continue, la japonaise s’emballe encore lorsque l’on sollicite franchement l’accélérateur. Un problème sonore que l’on évite volontiers en optant pour une conduite tranquille. La consommation moyenne, réalisée majoritairement hors de la ville, tourne alors autour des 5 litres d’essence.
Les adeptes du diesel qui opteront pour le 124 ch, une nouveauté sur l’Auris (à partir de 23.700 € tandis que le 90 ch démarre à 19.400 €), devront tabler sur un peu moins de 6 litres. Souple, discret et doté d’un Stop and Start, il est dommage qu’il soit pénalisé par une boîte manuelle à l’étagement trop long.
Pour finir, l’Auris s’affiche à des prix plutôt raisonnables. Si elle fait l’impasse, en option, sur certains éléments comme le régulateur de vitesse auto-adaptatif, l’alerte angle mort ou anti-collision disponibles sur certaines concurrentes de dernière génération, l’équipement est toutefois convenable dès l’entrée de gamme.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 24.600 € (bonus éco. 2.460 €).
Moteur : 4 cylindres essence de 1.798 cm3. Puissance : 99 ch + 37 ch de l’électrique. 91 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 3,7 l, extra-urbain 3,7 litres. Vitesse max. : 180 km/h. 0 à 100 km/h : 10,9 s. Boîte auto à variation continue.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,28x1,76x1,46. Coffre : 360 dm3. Poids : 1.310 kg.
Les + : Confort de roulement, position de conduite, seule compacte hybride.
Les - : Présentation intérieure, agrément limité en hybride.
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