ESSAIS AUTOMOBILES

Skoda Octavia : la tête de l’emploi


Proposer l’habitabilité du segment supérieur pour le prix d’une berline compacte, l’Octavia ne l’a jamais aussi bien réalisé.
On le réécrit dix fois, le peaufine à l’extrême. Le CV, d’autant plus sur un marché déprimé, ça se travaille. La nouvelle Skoda Octavia fait de même. Rodée aux us et coutumes Volkswagen, côté formation, la berline compacte ou familiale - on ne sait plus trop à force qu’elle grandisse (+ 9 cm en longueur et + 4,5 en largeur) - affiche un solide bagage.
Technique, notamment, car le temps où la marque devait patienter des mois pour recevoir les dernières évolutions du groupe allemand est révolu. La troisième génération d’Octavia peut donc mettre en avant sa nouvelle plateforme, commune, par exemple, avec celle de l’Audi A3, rien de moins que ça.
Sous le capot, même combat. Les derniers moteurs du groupe sont en nombre. En essence, le 1.2 TSI de 85 chevaux démarre à 17.850 € quand le turbo essence TFSI 105 (à partir de 18.750 €) est également de la partie. En diesel, l’offre démarre avec le TDI 105 chevaux (à partir de 20.950 €), réputé déjà vaillant et surtout très sobre.
Pour cet essai, la Skoda affichait ses plus beaux atouts : TDI 150 chevaux et boîte auto DSG (+ 1.500 €) que l’on ne présente plus. Finalement, seuls les blocs essence à coupure de cylindres manquent encore à l’appel, comme le train arrière multibras réservé à la Volkswagen Golf.
Une vraie malle de famille
Question compétences, la mission, depuis 1997, a toujours été claire : accueillir, dans les meilleures conditions, les familles. Des aptitudes qui tendent à devenir référence aujourd’hui. Grâce à un empattement rallongé de 11 cm, l’habitabilité arrière est vraiment digne du segment supérieur. Et le verdict est identique à l’ouverture du hayon. L’Octavia offre un coffre gigantesque. Là où les Peugeot 508 et Ford Mondéo ne font pas mieux qu’environ 540 dm3, où les Ford Focus (475 dm3) ou Kia Cee’d (380 dm3) plafonnent, l’Octavia se targue d’une capacité de chargement digne d’un monospace, puisqu’elle varie de 590 dm3 (30 de plus que l’ancienne génération) à 1.580 dm3.
Dotée de sept airbags (jusqu’à neuf en option), l’Octavia note dans ses hobbies, un attrait pour les nouvelles technologies. À côté du détecteur de fatigue ou du réglage du véhicule selon quatre modes de conduite (normal, sport, économique ou individuel) via le grand écran tactile de la console centrale, l’Octavia peut aussi offrir l’assistance active pour se garer, le maintient dans sa voie de circulation, la caméra qui lit les panneaux de signalisation, etc.
Mais le CV ne fait pas tout. L’oral, redouté, est incontournable. Les premières secondes, primordiales. Sur ce point, la Skoda est assez réussie côté face mais manque vraiment de séduction côté pile. À l’intérieur également, c’est sérieux, mais certains trouveront sûrement la parure stricte voire sévère.
À l’oral, toujours, l’Octavia râle un peu. Le diesel se manifeste nettement dans l’habitacle lors des relances. Au fil de la découverte, elle se dévoile également assez ferme en amortissement. Sans surprises, en revanche, madame relance très bien grâce à son turbo diesel puissant et souple alors qu’il est possible d’à peine dépasser un très bon 6 litres de moyenne hors des villes. Un dernier argument de poids au moment de conclure.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 25.450 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.958 cm3. Puissance : 150 ch. 119 gr CO2/km. Consommation (construc-teur) : urbain 5,4 l, extra-urbain 4,1 l. Vitesse max. : 215 km/h. 0 à 100 km/h : 8,6 s. BVA6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,66x1,81x1,46. Coffre : 590 à 1.580 dm3. Poids : 1.600 kg.
Les + : Coffre gigantesque, éventail de motorisations, rapport prix/habitabilité.
Les - : Design et intérieur sans grand charme, insonorisation, une certaine fermeté.
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