ESSAIS AUTOMOBILES

Seat Leon Cupra : performances rime avec polyvalence


La boucle est bouclée pour la tentante berline compacte. Après la brillante berline, le séduisant coupé et le bon break, la version Cupra coiffe désormais la gamme Leon. À déguster sans modération.
« On a beaucoup joué », lâche, sourire en coin, Jordi Gené. Le pilote de course espagnol s’est chargé, en personne, de régler (pour ne pas dire affûter), cette nouvelle Seat Leon Cupra. Bilan, le duo est parvenu, en mars 2014, à battre le record du tour du circuit du Nürburgring pour une traction, détenu depuis 2008 par Renault. Et même si la marque eu losange a repris le record, en mai 2014, avec une Renault Mégane R.S. 275 Trophy-R, pour Seat, il s'agissait d'un joli fait d’armes qui alimente un peu plus encore l’imaginaire lorsqu’on s’installe à bord de cette version survitaminée de la berline compacte.
Reconnaissons-le, c’est le moment (le seul au final) où l’enthousiasme est alors un peu refroidi. Pas par la ligne virilisée juste comme il faut (cinq fines entrées d’air sous la calandre, étriers de freins de couleur rouge, jupes arrière avec diffuseur, deux sorties ovales d’échappement, etc.) de cette auto. Mais, plutôt, par sa présentation intérieure. Hormis les jolis sièges sport en Alcantara, le reste du mobilier apparaît vraiment sage.
Un moteur plein de couple
Pourtant, on se trouve bien au volant d’une chasseuse de virages. Quelques enfilades suffisent à s’en rendre compte. Le train avant est précis. La direction reste vraiment bien calibrée. La motricité se montre redoutable. Bref, voilà une efficacité d’ensemble qui rassure et donne le sourire. Tout un arsenal, venant en droite ligne de la banque d’organes Volkswagen, concoure à cela. À commencer par le différentiel autobloquant électronique qui envoie du couple sur la roue extérieure au virage lorsque c’est nécessaire au profit d’un dynamisme jamais mis à mal.
Pour les amateurs de polyvalence, la suspension pilotée (de série également) est à pointer. Elle offre quatre modes de réglages (confort, sport, Cupra et personnalisé) qui jouent sur la réponse moteur, l’assistance de la direction et la fermeté des amortisseurs. De quoi s’adapter à toutes les situations et humeurs du conducteur.
Mais cette Leon Cupra surprend aussi par son confort. Certes ferme, la Seat, forcément montée en jantes de 19 pouces dans cette déclinaison 280 ch à l’essai, est vraiment conciliante avec ses passagers. En comparaison, une Ford Focus ST apparaît plus délurée et vivifiante, mais mois rigoureuse et prévenante au quotidien.
Même côté moteur, la Seat n’a vraiment pas à rougir. Là où une Volkswagen Golf GTI Performance affiche 230 ch, la Leon Cupra en déroule 265 ou 280. Consommation de ce quatre-cylindre turbo essence bi-injection ? De 8,5 litres à 11,5 litres selon le rythme. Dose de plaisir distillé ? Maximale, grâce à un couple généreux, très tôt disponible et durable dans les tours. Cerise sur le gâteau, question sonorité, c’est au choix : il peut être très discret, comme davantage donner dans les graves grâce à un générateur de son implanté à la base du pare-brise. Seul bémol à ce tableau : le guidage de la boîte de vitesses manuelle.
Et c’est vraiment le seul, car même côté tarif et équipement, elle a tout d’une petite bombe.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 33.165 € (malus éco. 1.600 €).
Moteur : 4 cylindres 16 S turbo essence de 1.984 cm3. Puissance : 280 ch. 154 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 8,7 l, extra-urbain 5,5 l. Vitesse max. : 250 km/h. 0 à 100 km/h : 4,6 sec. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,27x1,82x1,44. Coffre : 380 dm3. Poids : 1.375 kg.
Les + : performances, moteur, prix, confort préservé, ligne.
Les - : présentation intérieure très sobre, boîte de vitesses accrocheuse et guidage perfectible.
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