ESSAIS AUTOMOBILES

Renault Twingo : son nouveau pont d’envol


Alors que la concurrence va sérieusement s’accentuer dans les semaines à venir, Renault sort une nouvelle génération de Twingo. Déjà forte de gros atouts, elle vise à retrouver son capital sympathie d’antan.
Qu’on se le dise, ce début d’année sera celle des petites citadines. Pendant que 2011 voyait le renouvellement de la Kia Picanto, les poids lourds du segment fourbissaient leurs armes. Volkswagen n’ambitionne-t-il pas de bouleverser l’ordre établi avec sa Up ? Une puce inédite qui, au passage, échangera bien vite son blason afin de défendre les couleurs de Seat sous l’appellation Mii et héritera également du logo Skoda pour s’appeler Citigo. Face à cette invasion « allemande » annoncée, l’Italie affûtait elle aussi sa fine lame. Du coup, en ce début 2012, la Fiat Panda piaffe d’impatience d’en découdre.
Toujours sûre et confortable
Mais, ces jour-sci, c’est Renault qui dégaine le premier avec l’arrivée de son best-seller, l’incontournable Twingo qui squatte les hits parade des ventes depuis 1993. Un modèle qui capte, à lui seul, plus de 30 % du marché des citadines en France ! La patronne se devait donc d’éviter toute erreur de casting. Et si Renault n’a pas opté pour une évolution radicale, le manque de personnalité qu’on reprochait à la deuxième génération de 2007 semble aujourd’hui gommé.
Pour cela, Renault a mis le paquet. Vingt-quatre combinaisons de jantes, sept nouveaux strippings (autocollants) de toit à 200 €, des coques de rétroviseurs personnalisables contre 80 €, etc., sont proposés sur cette troisième génération. En parallèle, des teintes de carrosserie plus originales, clin d’oeil au modèle originel, arrivent comme le fuchsia et le bleu bermudes avant un jaune sirius qui habillera la future Twingo RS. Enfin, comme sur la Clio 1, le toit ouvrant en toile sera bientôt à nouveau disponible en option.
Colifichets, lanceront les moins tendres qui ne voient en cela pas grande révolution. Ils ne devront toutefois pas oublier que cette Twingo hérite de la prochaine identité visuelle du constructeur à travers sa face avant complètement redessinée. Cette nouvelle calandre à fond noir, où trône un losange surdimensionné, est, en effet, la première patte concrète du designer néerlandais Laurens van Den Acker sur un modèle de série.
À l’intérieur, aucun chambardement à l’ordre du jour. Du classique avec une qualité perçue dans la moyenne. Demeurent les points forts de cette petite citadine que sont les près de 30 litres d’espaces de rangement et les exclusifs sièges arrière individuels coulissants (de série à partir du troisième niveau de finition). Dommage que les 9 centimètres pris en longueur ne profitent ni au coffre ni à l’habitabilité générale qui reste toutefois bonne. Testée avec le dCi 85 chevaux, inaccessible en dessous de 15.200 €, la nouvelle Twingo reste une Twingo. Les trains roulants restant ceux de la Clio 2, elle demeure une petite auto sûre et agréable à conduire. Elle aura consommé 7,2 litres sur un parcours très haché à Paris. Et si son moteur diesel reste un peu bruyant et vibrant, elle garde la main question confort. La concurrence sera mise à rude épreuve sur ce point-là.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 7.990 € (bonus éco. de 300 €) en essence, 12.900 € (bonus éco. de 300 €) en diesel.
Moteur : 4 cylindres 8 S TD de 1.461 cm3. Puissance : 85 ch. 90 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 4,1 l, extra-urbain 3,1 litres. Vitesse max. : 185 km/h. 0 à 100 km/h : 11,2 s. BVM5.
Pratique : Lxlxh (m) : 3,69x1,65x1,47. Coffre : de 165-285 à 959 dm3.
Les + : look réactualisé, confort, comportement routier.
Les - : croissance qui ne profite pas à l’habitabilité, diesel sonore, entrée de gamme peu équipée.
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