ESSAIS AUTOMOBILES

Peugeot 208 GTI : la 208 sort les griffes


Ford Fiesta ST, Renault Clio RS, Seat Ibiza SC Cupra, Volkswagen Polo GTI, Skoda Fabia RS, etc., nombre de citadines bombent le torse et jouent des muscles. La Lionne remet quelques pendules à l’heure.
Le premier effet Kisscool, vous connaissez ? Et bien la toute nouvelle Peugeot 208 GTI aussi. Selon le slogan, c’est sucré mais aussi fort en bouche. C’est très agréable à déguster et ça donne un peu la chair de poule. On retrouve tout cela à la fois dans cette petite Lionne qui remet au goût du jour trois lettres magiques vieilles de presque trente ans, remontant à la 205.
Brume, courtes éclaircies, neige sur les bas-côtés, grésil, quelques averses. En cette fin mars, sur les pentes du col de Vence, dans l’arrière-pays niçois, le temps change aussi rapidement que la 208 GTI avale les épingles les unes après les autres. Dans un confort largement préservé, avec une motricité surprenante compte tenu des conditions de route très changeantes, la française taille dans le vif. Ultra-efficace, agile, précise, dotée d’un freinage facilement dosable, la française ne lâche rien à la concurrence.
Une sportive utilisable au quotidien
Sur sa fiche technique, ce modèle pointe, entre autres, des voies avant et arrière élargies, respectivement, de 10 et 20 millimètres. Trains roulants rigidifiés et assistance de direction plus ferme complètent la panoplie. Sur la route, cela se traduit par un train arrière très stable et un train avant accroché au goudron. Du coup, l’auto acceptant nombre d’excès, on se prend facilement pour un pilote au volant de cette Peugeot pas piégeuse pour un sou.
Pas grand-chose à redire, également, sur le bloc essence qui anime l’engin. Le turbo et les 200 chevaux procurent de la souplesse et de la force. Les reprises sont, en effet, au rendez-vous dès les 1.600-1.700 tours tandis que les performances globales ne manquent pas de sportivité. De la sportivité, en revanche, certains trouveront qu’on en manque à la sortie d’échappement. Très étouffé, un léger bruit n’est audible que très haut dans les régimes.
Une option assumée par le constructeur français qui a clairement voulu proposer une sportive utilisable au quotidien. Un choix qui ne se vérifie pas uniquement sur son confort de roulement mais également sur la présentation d’ensemble de l’auto. Un aileron de toit, les trois lettres GTI, des jantes alu de 17 pouces font que ce modèle passe - presque - sans attirer l’œil plus qu’une classique version HDi. À l’intérieur, on retrouve le petit volant (un parti pris appelé à se répandre sur d’autres modèles du Lion). Des liserés rouges encadrant les compteurs, des surpiqûres de même couleur procurent un certain dynamisme. Mais le côté propret de l’ensemble n’est pas négligé. À l’image des sièges sport mi-cuir agréables et au bon maintient, de la clim’ auto ou du GPS à écran tactile.
À l’heure du bilan, cette 208 GTI est donc bien une sportive capable de contenter un grand nombre d’amateurs. D’autres pointeront un léger manque de folie de la part de cette auto facile à conduire pour tout un chacun en même temps que l’absence d’un dernier petit coup de fouet supplémentaire de la part du moteur. Sûrement ce que l’on appelle le deuxième effet Kisscool…
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 24.500 € (malus éco. 100 €).
Moteur : 4 cylindres 16 S turbo essence de 1.598 cm3. Puissance : 200 ch. 139 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 8,2 l, extra-urbain 4,7 l. Vitesse max. : 230 km/h. 0 à 100 km/h : 6,8 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 3,96x1,74x1,46. Coffre : 285 dm3. Poids : 1.160 kg.
Les + : Motricité, grande efficacité, confort de roulement préservé, performances, équipement.
Les - : Manque une pointe de folie, sonorité de l’échappement.
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