ESSAIS AUTOMOBILES

Peugeot 108 : elle soigne les apparences et son confort


Pimpante par ses lignes et la personnalisation offerte, la nouvelle petite citadine du Lion se veut plus chic. Progressant sur la route, elle fait, facilement, oublier la 107. Sa finition aurait, en revanche, pu être plus soignée.
La bataille des petites citadines a commencé. En attendant le point d’orgue, annoncé pour l’automne avec l’arrivée de la Renault Twingo, Peugeot, fort de sa nouvelle 108, lance la première salve.
Elle en met plein la vue. D’un coup d’œil, la 107, qui remontait déjà à 2005, est mise au rancart. Le mot d’ordre : fini de jouer les discrètes. Sa remplaçante, dernier opus qui portera le chiffre 8 au sein de la gamme Peugeot, arrive en concessions avec une ligne séduisante. On s’arrête sur ses hanches marquées. On goûte ses feux de jour à LED, proposés dès l’entrée de gamme. Enfin, même en ayant pris 5 centimètres supplémentaires, on apprécie qu’elle reste parmi les citadines les plus courtes du marché.
Per-son-na-li-sa-tion ! C’est sa nouvelle carte, dans un menu où les huit teintes de carrosserie ne sont qu’une mise en bouche. Suivent sept thèmes de personnalisation (de la carrosserie à la planche de bord jusqu’à la clé et aux tapis de sol) et trois ambiances intérieures. Pour un supplément de 110 à 490 €. Et le dessert est savoureux. Il réside en une 108 qui peut être découvrable. Sous la déclinaison “Top !”, et contre 1.200 € supplémentaires, une toile coulisse électriquement sur 76 cm de long. Revers de la médaille, ce toit souple grève la hauteur de toit aux places arrière.
Un intérieur pas à la hauteur de l’extérieur. Cette 108, toujours assemblée en République Tchèque comme ses cousines Citroën C1 et Toyota Aygo, progresse par rapport à la 107. Mais l’ensemble des plastiques sonne creux. Et même quelques éléments de personnalisation s’inspirent davantage du basique autocollant que du travail d’orfèvre. On notera, également, que l’accès aux deux places arrière, où les fenêtres s’entrebâillent juste, n’est pas super-aisé. Au niveau du coffre, le cache-bagages, solidaire du hayon afin de faciliter l’accès à la malle qui a grandi de 30 %, est aussi fin qu’un papier à cigarette. Enfin, la vue plongeante sur le dossier en tôle de la banquette n’est pas valorisante. Rien à redire, en revanche, sur les sièges avant, bien dessinés et plutôt confortables.
Un équipement dans l’air du temps. La condition : zapper le premier niveau de finition. À moins de 12.000 €, la 108 cinq portes propose alors vitres électriques, banquette rabattable, port USB et Bluetooth. Pour la clim’manuelle, la caméra de recul et les jantes alu, il faut passer le cap des 14.000 €. À ce tarif-là, l’écran central tactile devient le miroir de votre smartphone afin de récupérer la musique stockée, sa commande vocale et son système de navigation. Revers de la médaille, sans réseau 3G, on se retrouve vite sans GPS.
La 108 efface nombre de défauts de la 107. Elle se révèle nettement plus confortable au niveau des suspensions et mieux posée sur la route grâce à un roulis moins marqué. La plate-forme reste, pourtant, celle de la 107, mais le travail de Peugeot sur le train arrière porte ses fruits. De même la direction, sans être exceptionnelle, apparaît moins flottante. Testée avec le trois-cylindres essence de 69 chevaux qui équipait déjà la 107, la française doit pouvoir tourner autour de 6 litres en usage mixte. Mais elle est bruyante lors des accélérations marquées.
La concurrence. En comparaison, le trois-cylindres de la Hyundai i10 apparaît mieux éduqué. Renouvelée fin 2013, cette dernière, plus grande, brillante sur la route, très bien finie et insonorisée et bénéficiant d’un bon rapport prix/équipement reste une sérieuse rivale, même si elle est moins personnalisable.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 10.650 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 3 cylindres essence de 998 cm3. Puissance : 69 ch. 95 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5 l, extra-urbain 3,6 l. Vitesse max. : 157 km/h. 0 à 100 km/h : 14,3 s. BVM5.
Pratique : Lxlxh (m) : 3,48x1,68x1,46. Coffre : 180 à 780 dm3. Poids : 840 kg.
Les + : lignes, comportement routier en net progrès, version découvrable.
Les - : finition basique, 3-cylindres bruyant, équipement d’entrée de gamme, boîte de vitesses accrocheuse.
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