ESSAIS AUTOMOBILES

Opel Meriva : un bloc bien taillé à une faille près


Le « petit » monospace profite de son restylage pour s’offrir un important dépoussiérage. Plus que la ligne, discrètement retouchée, c’est surtout son offre diesel qui change d’ère.
Voilà une info qui va faire… moins de bruit. Oui, moins de bruit. Car les blocs diesel 1,3 litre, signés Fiat, et surtout le 1,7 litre CDTi 110 ch, d’origine Isuzu, sommés de prendre leur retraite, donnaient volontiers de la voix à l’intérieur des habitacles Opel. Trop agricoles, trop vibrants, ces moteurs sont, aujourd’hui, remplacés par un nouveau quatre-cylindres diesel, forgé dans l’alu, bien mieux éduqué et doté d’un Stop and Start.
Les premiers kilomètres au volant de l’Opel Meriva restylé suffisent à constater les progrès effectués. Une fois monté en température, ce 1,6 litre CDTi, testé dans sa déclinaison 136 ch, tend à se faire tout simplement oublier. Ses montées dans les tours ne sont pas trop sonores. Sa discrétion, en vitesse de croisière, est remarquable. Enfin, il laisse échapper très peu de vibrations et procure l’allant nécessaire pour doubler sereinement. Quant à la consommation, il s’en sort bien avec 6 litres/6,5 litres en usage mixte. Un portrait sans faille, à un - gros - détail près : son apathie en dessous des 1.500 tours.
Voilà le conducteur prévenu. Mieux vaut ne pas trop piocher dans les bas régimes. Le moteur pourra aller jusqu’à caler s’il en abuse. Pas dérangeant sur les grands axes, ce défaut est davantage pénalisant en ville où il vaut mieux jouer du levier de vitesse qu’espérer repartir tranquillement sur un filet de gaz. La bonne nouvelle, c’est qu’Opel pointe un recalibrage de la boîte de vitesses manuelle. Là encore, l’annonce se confirme dans les faits. Les accrocs se conjuguent désormais au passé sur cette boîte à six rapports douce et mieux guidée.
Des portières arrière à ouverture antagoniste
Autant de nouveautés qui ne révolutionnent pas pour autant le comportement routier de ce monospace. L’Opel Meriva, calandre élargie et système multimédia actualisé, reste, plutôt tranquille en comparaison d’un Ford B-Max plus nerveux. Certains pourront même le trouver un poil ferme vu son caractère peu dynamique. La faute, en partie, à une direction très légère et un roulis sensible.
Les passagers s’y retrouveront davantage. Vingt-deux centimètres plus grand qu’un Citroën C3 Picasso, flirtant avec le gabarit des monospaces compacts type Renault Scénic, l’allemand offre une belle habitabilité. Et toujours ses portes arrière à ouverture antagonistes, synonyme d’un accès facile à la banquette arrière. Un point sur lequel seul le B-Max, grâce à ses portes arrière coulissantes et l’absence de montant central, peut rivaliser. Mais un point important lorsqu’il s’agit d’installer les enfants dans leur siège auto.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 22.880 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres TD de 1.598 cm3. Puissance : 136 ch. 116 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 4,8 l, extra-urbain 4,2 l. Vitesse max. : 197 km/h. 0 à 100 km/h : 9,9 s. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,30x1,81x1,62. Coffre : 400 à 1.500 dm3. Poids : 1.503 kg.
Les + : diesel mieux éduqué, habitabilité, accès aux places arrière, prix raisonnable.
Les - : diesel poussif en dessous de 1.500 tours, écran d’ordinateur de bord non tactile, direction légère.
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