ESSAIS AUTOMOBILES

Nissan Qashqai : promesses d’un avenir doré


La star, depuis sept ans, des SUV compacts revient à la charge. En ayant pris soin de gommer ses défauts principaux.
Aucun doute possible. Les aficionados du Qashqai (2 millions d’exemplaires vendus depuis 2007, dont les trois quarts en Europe) continueront de le trouver formidable. Et ceux qui ne s’étaient pas encore laissés séduire, refroidis par une présentation générale assez basique et un comportement routier sans grand piment, pourraient bien craquer à leur tour.
La nouvelle génération de ce crossover, toujours assemblé en Angleterre, corrige, en effet, nombre de ses faiblesses. La découverte de l’habitacle n’est qu’une série de bons points. La planche de bord abuse de plastiques moussés et d’assemblages soignés, se rapprochant ainsi du bel ouvrage déployé à bord d’un Peugeot 3008. L’arrivée d’un frein à main électrique permet, également, de libérer la place pour de nombreux blocs de rangement entre les deux sièges avant. Des assises, au passage, très confortables. À l’arrière, la hauteur de toit a légèrement progressé. Quant au coffre, il est 5 % plus généreux, offre un seuil de chargement large, plat et pas trop haut, sans oublier une hauteur de plancher réglable grâce à deux panneaux amovibles qui peuvent servir à compartimenter la malle. Au final, tout juste peut-on regretter la dureté de la place centrale arrière et que l’écran central du GPS ne soit pas implanté plus haut.
Mieux posé sur la route
Celui qui a musclé sa ligne et pris cinq centimètres en longueur a également considérablement remis au goût du jour ses équipements. Outre une dotation de série enrichie, le Qashqai se veut, aujourd’hui, high-tech. En finition haut de gamme, il tourne le volant à votre place pour se garer, surveille les angles morts et avance une rare caméra à 360 degrés. Cela quand le niveau inférieur offre déjà le freinage d’urgence automatique, l’alerte de franchissement de ligne, la reconnaissance des panneaux de circulation, le GPS à écran tactile et la caméra de recul. De quoi fermer un peu les yeux sur une augmentation des tarifs de minimum 500 €.
Si le 3008 mixe toujours mieux dynamisme et confort, le nouveau Qashqai, apparaît assez proche d’un Volkswagen Tiguan plus cher. Le japonais, grâce à sa nouvelle plateforme commune à l’alliance Renault-Nissan et ses 40 kilos de moins, est plus affûté, plonge moins dans les virages. Seuls ses amortisseurs pêchent par une certaine fermeté. Sur la route toujours, le Kia Sportage, timidement restylé, apparaît distancé quand le récent Suzuki SX4 S-Cross n’a que son tarif serré à mettre dans la balance. Testé avec les deux diesel de 110 et 130 ch. (+ 2.200 €), le Nissan, mieux insonorisé, aura consommé 6,6 litres avec le premier bloc, un demi-litre de plus avec le second.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 23.990 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres TD de 1.461 cm3. Puissance : 110 ch. 99 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 4,2 l, extra-urbain 3,6 l. Vitesse max. : 180 km/h. 0 à 100 km/h : 12,4 s. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,38x1,81x1,59. Coffre : 430 dm3. Poids : 1.385 kg.
Les + : présentation en net progrès, comportement routier, équipement à la page.
Les - : prix en hausse, amortissement ferme, place centrale arrière.
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