ESSAIS AUTOMOBILES

Mercedes Classe C : vent de fraîcheur sur l’Allemagne


Vieillissante la Classe C ? Planche de bord spectaculaire, nouvelle plate-forme, gros contenu technologique, entre autres, se chargent de remettre quelques compteurs à zéro.
Audi A4 et BMW Série 3 n’ont qu’à bien se tenir. La Mercedes Classe C est de retour ! Sur le plan du style tout d’abord. L’inclinaison prise par Mercedes depuis fin 2012 avec sa Classe A se confirme de nouveaux modèles en nouveaux modèles : une Mercedes se doit, aujourd’hui, de stimuler le désir par un simple coup d’œil. Bilan, l’inoxydable Classe C, qui en est à sa cinquième génération, ajoute une touche de dynamisme (phares effilés, flancs sculptés, malle courte) à son élégance naturelle (taille supérieure de 10 centimètres par rapport à l’ancienne génération, long capot moteur).
Une leçon de design d’autant plus visible à l’intérieur. Au niveau de la planche de bord, notamment, où Mercedes griffe sérieusement la concurrence. Très contemporain, très épuré, tout ici semble pouvoir flatter l’œil, des aérateurs de ventilation ronds au large écran central façon tablette. Et s’il n’est pas tactile, c’est que Mercedes cache une botte secrète : un petit pavé, entre les deux sièges avant, où, d’un doigt, on fait défiler les stations radios, les commandes du GPS, etc.
Là réside bien la dernière marotte de cette Classe C : proposer des équipements inédits à ce niveau de gamme. Elle en a des tonnes au catalogue, faisant passer le freinage automatique en cas de risque de collision ou la caméra de recul pour de simples amuse-bouches. À côté d’un « classique » toit panoramique en verre (2.150 €), on trouve, par exemple, des feux 100 % diodes (1.050 €), une caméra 360 degrés (1.150 €), le coffre à ouverture mains libres à 1.000 €, le pilotage automatique inclus dans un pack à… 2.200 €, etc.
Une direction très directe
Assurément de quoi faire surchauffer la carte bleue, déjà souffle coupé par le prix d’achat, largement revu à la hausse, de cette nouvelle Mercedes. Inaccessible en dessous de 33.950 € en essence 156 chevaux, la Classe C ne fait pas dans la dentelle. A4, voire Série 3, pourtant haut perchées aussi, pourraient, presque, paraître bon marché.
Pour s’offrir la Mercedes Classe C 220 BlueTEC 170 chevaux à l’essai, il faudra débourser 38.450 €… plus 2.350 € pour la boîte auto à sept rapports. Le prix d’une nouvelle plate-forme (la même que celle de la future Classe E) qui, grâce à l’utilisation grandissante de l’aluminium, gagne 80 kilos. Le prix, aussi, d’un bloc diesel vigoureux tôt dans les tours, performant et très sobre (entre 5,5 litres et 7 litres selon le rythme). Seule la boîte auto, discrète au demeurant, apparaît moins réactive que son homologue à huit rapports proposé chez BMW.
À l’inverse, la direction, très franche, se révèle comme une réussite, donnant une agréable sensation d’agilité. Mais si le roulis reste assez bien maîtrisé et le train arrière se comporte comme sur une vraie propulsion, aidant volontiers à enrouler le virage, la Classe C n’atteint pour autant pas le dynamisme d’une Série 3. Mais quel bonheur à vitesse de croisière ou sur autoroute. Le diesel, mieux insonorisé sur cette Classe A que sur le GLA par exemple, se fait alors complètement oublier. Priorité, alors, au confort.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 40.800 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16S TD de 2.143 cm3. Puissance : 170 ch. 109 gr CO2/km. Consommation (construc-teur) : urbain 5,3 l, extra-urbain 3,6 l. Vitesse max. : 233 km/h. 0 à 100 km/h : 7,4 s. BVA7.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,69x1,81x1,44. Coffre : 480 dm3. Poids : 1.570 kg.
Les + : planche de bord spectaculaire, direction franche, diesel sobre.
Les - : prix, 5.100 € supplémentaires pour passer au deuxième niveau de finition, petite boîte à gants.
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