ESSAIS AUTOMOBILES

Mercedes Classe B : voyage en classe supérieure


Nouvelle plateforme, motorisations toujours plus sobres, qualité de fabrication en hausse, comportement plus dynamique : la Classe B millésime 2011 connaît de nettes évolutions.
Franchement renouvelée et pourtant pas franchement transfigurée à l’oeil. Bref, si Mercedes annonce une Classe A à la robe complètement redessinée courant 2012, l’année 2011 se termine dans la continuité pour la nouvelle Classe B. Plus sculptée sur son profil, légèrement affinée de faciès, allongée de neuf centimètres et rabaissée de cinq, l’allemande cultive toujours autant sagesse et classicisme pour ce qui est du style. Après tout, n’avons-nous pas affaire au seul monospace compact premium du marché ?
Un diesel 109 chevaux déjà convaincant
Certainement, à la découverte d’un habitacle, pour le coup, profondément renouvelé. Le manque de charme de l’ancienne mouture est oublié. La planche de bord, coiffée d’un plastique moussé et relevée par des buses d’aération empruntées à la SLS, est flatteuse. Même l’ergonomie apparaît mieux pensée. Et, dans la même idée, la position de conduite, à peine surélevée, s’avère facile à trouver et très agréable, l’assise enveloppant juste comme il faut.
Sur la banquette, l’habitabilité, suffisante toutefois, n’est pas métamorphosée malgré la cure de croissance. Autre paradoxe, la capacité du coffre a fondu de 12 % sous le cache-bagages. Dans la même veine, Mercedes n’a pas jugé utile de copier la modularité et les côtés pratiques d’un Renault Scénic par exemple. Il faut ainsi remettre au pot (700 €) pour bénéficier d’une banquette coulissante et d’un dossier de siège passager rabattable.
Nouvelle plate-forme
Ne cherchez donc pas trappes et coffrets de rangement en tout genre. La Classe B se contente d’une boîte à gants à double étage et d’un plancher de coffre à hauteur variable (plus ou moins huit centimètres).
La deuxième salve de nouveautés se ressent au volant. Posé sur une plateforme inédite, la Classe B se révèle plus dynamique et plaisante à conduire. Un peu collante en ville, la direction électrique offre un meilleur ressenti. Très peu sensible au roulis, la Mercedes ne craint pas les routes tortueuses. En revanche, elle brille moins sur les routes dégradées, l’amortissement devenant presque sec sur certains reliefs.
Entre autres nouveautés, comme la boîte robotisée à double embrayage 7G-DCT à 1.950 €, le quatre cylindres turbo diesel d’entrée de gamme mérite de figurer en bonne place. Celui qui remplace avantageusement l’ancien 2 litres développe 109 chevaux et un certain brio. Nettement moins agricole à l’oreille, il relance promptement dès les bas régimes. Flanqué d’un Stop and Start discret, il reste sobre.
Disponible dès 25.900 € en essence 122 chevaux, la Classe B a contenu ses prix d’appel. Mais une finition supérieure doublée d’une ou deux options fait rapidement grimper la note. La version diesel 136 chevaux haut de gamme s’affiche ainsi à 37.200 €.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 27.400 € (bonus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.796 cm3. Puissance : 109 ch à 3 200 tr/min. 114 g CO2/km. Consommation (constatée) : mixte 6,2. Vitesse max. : 190 km/h. 0 à 100 km/h : 10,9 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Poids : 1.475 kg. Lxlxh (m) : 4,36x1,79x1,56. Coffre : 486 à 1.545 dm3.
Les + : Moteur convaincant, finition, châssis bien accroché à la route.
Les - : Fermeté de l’amortissement, peu de rangements et modularité limitée, prix.
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