ESSAIS AUTOMOBILES

Mazda 6 : elle n’est pas loin de la taille patron


Les berlines familiales n’ont pas forcément le vent en poupe. La Mazda 6, sculptée et séduisante à plus d’un titre, mérite pourtant le détour.
Ça danse comment une grande berline de presque 4,90 mètres ? Dans le cas de la nouvelle Mazda 6, onze centimètres plus longue que l’ancien opus, plutôt bien. Sans écraser les pieds de personne et nullement de façon dégingandée, en tous les cas. La japonaise, maniable, épate, même, à force de légèreté et de précision. À l’image du CX-5, son dernier SUV développé dans le même esprit, Mazda a opéré d’importants efforts pour endiguer la prise de poids de ses nouveaux modèles. De la balance, où la Mazda 6 flirte avec les 1,4 tonne, à la route, cette « 6 » ne s’en porte que mieux, alliant comportement volontiers dynamique et confort d’amortissement de bon niveau, ce qui lui permet de ne pas avoir à rougir face à une Peugeot 508 ou à une Renault Laguna.
Pas empotée pour un sou, cette très séduisante familiale se conduit, finalement, du bout des doigts. La direction, bien assistée, aide à la placer pile où l’on veut. Madame enroule et vire alors à plat, sans stress, et garde le cap choisi même lorsqu’on la brusque à l’occasion. Transporter famille et bagages en prenant du plaisir au volant est donc bien possible.
D’autant plus que Mazda a mis ce qu’il faut sous le capot. Ne cherchez pas plus petit, le 2,2 litres turbo diesel de 150 chevaux à l’essai (de 28.500 € à 32.300 € selon les finitions), constitue bien l’offre d’entrée de gamme sur cette berline (une version 175 chevaux à 36.100 € est également disponible). Là où la grande majorité de la concurrence comparable au niveau prix s’essouffle à 130 voire 140 chevaux
Bien placée au niveau prix
Habitable aux places arrière, cette quatre-portes pêche principalement sur un point : la présentation de sa planche de bord, inversement moins sexy que les courbes de sa carrosserie. Les matériaux apparaissent plus valorisants que sur l’ancienne version grâce, notamment à l’usage de plastiques moussés pour les parties supérieures du mobilier, mais l’ensemble, intégralement habillé de noir, reste vraiment triste. La hauteur limitée du coffre, privé de hayon, est un autre bémol, comme l’insonorisation de l’habitacle moins performant lorsque l’on roule sur des rythmes autoroutiers.
Mais la Mazda 6 cache un dernier atout dans sa manche : son prix, doublé d’une bonne dotation en équipements, à l’image du GPS de série dès le deuxième niveau de finition. Même une Ford Mondeo en fin de vie ou une Opel Insignia moins puissante ont ainsi du mal à suivre, quand les Hyundai i40, Peugeot 508, Renault Laguna, également moins puissantes, sont au moins 1.000 € plus chères.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 28.500 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 2.191 cm3. Puissance : 150 ch. 108 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,1 l, extra-urbain 3,6 l. Vitesse max. : 211 km/h. 0 à 100 km/h : 9 s. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,87x1,84x1,45. Coffre : 489 dm3. Poids : 1.405 kg.
Les + : comportement routier dynamique, ligne, diesel sobre et puissant, prix.
Les - : design de la planche de bord quelconque, insonorisation de l’habitacle sur autoroute, pas de hayon.
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