ESSAIS AUTOMOBILES

Lexus IS 300h : une seule ligne manque au contrat


Concilier sportivité et écologie : tel est l’objectif de Lexus avec sa nouvelle berline IS, qui abandonne sa version diesel au bénéfice d’une version hybride… qui a certains atouts dans sa manche.
Une troisième génération qui promet. C’est le refrain qui trotte dans la tête lorsque l’on découvre cette nouvelle Lexus IS, concurrente déclarée des Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes Classe C.
Dans sa version hydride essence/électricité, l’IS 300h promet, tout d’abord, des frais d’entretien bien moindre que l’opposition massivement « diésélisée ». Avec elle, en effet, l’usure des freins sera moindre du fait du système de récupération d’énergie et, c’est sûr, démarreur, alternateur, embrayage et courroie d’entraînement sont autant de pièces dont on n’aura pas à se soucier puisqu’elles ne sont pas utilisées sur ce modèle, hybride oblige.
231 chevaux
Bonus écologique de 4.000 € en sus (dans la limite des 10 % du prix de vente), cette aguicheuse japonaise - proposée de 37.900 à 53.000 € hors bonus - fait clairement pencher la balance du prix en sa faveur en s’affichant plus de 10 % moins chère que les premiums allemands.
Au regard de sa ligne affûtée, la promesse d’une auto dynamique voire un brin sportive est également susurrée à l’oreille du « pilote » qui sommeille en soi. Sculptée à souhait, musclée, l’IS 300h annonce, en plus, une solide puissance totale de 231 chevaux grâce au moteur électrique qui épaule le bloc thermique atmosphérique de 181 chevaux.
Sur ce point, force est de reconnaître que la promesse n’est qu’à moitié tenue. Le châssis n’est pas en cause. Efficace, bénéficiant d’une répartition des masses idéale, dans la tonalité espérée, il apparaît juste et confère une belle efficacité et agilité à cette propulsion.
Consommation maîtrisée
Confort d’amortissement et prise de roulis limitée sont également à pointer. C’est le moteur, finalement, linéaire dans les relances, qui manque de peps. De plus, la boîte à variation continue, même s’il y a quelques progrès, n’incite guère à une utilisation dynamique, faisant trop mouliner le moteur lorsqu’on écrase davantage l’accélérateur. La chanson dans l’habitacle bégaye alors un peu trop. Le pari d’une consommation maîtrisée est, lui, tenu. En conduisant sans grands excès, la moyenne n’aura pas dépassé les 7 litres.
Dans l’habitacle, on ne retrouve pas le toucher et la qualité des plastiques chers à Audi. Le design du mobilier pourra également dérouter. L’arrivée de commandes entièrement tactiles de la console centrale n’est qu’un des aspects high-tech dont la japonaise aux cinq modes de conduite (de 100 % électrique durant trois kilomètres à vitesse modeste jusqu’au réglage Sport plus) veut se parer. Face à une concurrence bien établie, la Lexus ne décevra personne sur sa position de conduite impeccable grâce, en partie, à des sièges très enveloppants. Et tandis que l’habitabilité arrière progresse (l’auto a grandi de huit centimètres), le coffre est aujourd’hui dans les standards de la catégorie.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 37.900 € (bonus éco. de 3.790 €).
Moteur : 4 cylindres 16 S essence de 2.494 cm3 de 181 ch + moteur électrique de 143 ch. Puissance totale : 223 ch. 99 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : cycle mixte 4,3 l. Vitesse max. : 200 km/h. 0 à 100 km/h : 8,3 s. Boîte de vitesses auto à variation continue.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,67x1,81x1,43. Coffre : 450 dm3. Poids : 1.620 kg.
Les + : consommation, châssis, position de conduite,lignes.
Les - : accélérations, transmission à variation continue, plastiques, design intérieur.
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