ESSAIS AUTOMOBILES

Lexus GS 300h : de la douceur dans un monde de brutes


Clairement moins dynamique et proposant une finition moins valorisante que les allemandes, la berline premium japonaise mérite tout de même le détour pour son silence et son confort.
C’est la ouate qu’elle préfère? » chantait Caroline Loeb en 1986. Presque trente plus tard, confortablement installé au volant de la Lexus GS 300h, ce tube trotte (bizarrement) dans la tête en même temps que les kilomètres défilent sans aucune fatigue. Sûrement parce que l’on est bien. Habitacle sérieusement insonorisé, sièges en cuir électriques et chauffants, amortissement typé souple, écran central géant (31 centimètres) regroupant la gestion du GPS, de la radio, du téléphone : on est comme dans son salon dans cette berline japonaise.
Voilà la concurrence allemande - BMW Série 5, Audi A6 et Mercedes Classe E -, qui inonde le marché de quatre-cylindres diesel, prévenue. Oui, pourquoi, finalement, ne pas s’orienter vers l’hybride ? C’est la carte jouée par Lexus qui connaît la musique en la matière puisque toute sa gamme marie énergies fossile et électrique.
Des accélérations linéaires
Et la marque de luxe de Toyota a un refrain tout trouvé. Outre les avantages environnementaux, le gain financier n’est pas négligeable : le bonus reversé par l’État est conséquent (3.300 € mais uniquement sur les deux premiers niveaux de finition car ne rejetant pas plus de 110 gr. de CO2 au kilomètre), la carte grise est gratuite dans nombre de régions ou, au minimum, “soldée” à 50 %, les frais d’entretien promettent d’être plus contenus (chaîne de distribution, les freins s’useront moins vite du fait du frein moteur important afin de récupérer le maximum d’énergie…), quant aux sociétés, les voilà exonérées de la taxe sur les véhicules de société durant huit trimestres.
Sur la route, cette GS 300h, dotée du quatre-cylindres essence de 181 chevaux et du moteur électrique de 143 chevaux que l’on retrouve sur sa petite sœur l’IS, joue sa partition avec talent dans certaines conditions. En ville, notamment, où elle peut évoluer sans un bruit en 100 % électrique sur au moins 3 kilomètres. Sur les grands axes, également, où la gestion des flux d’énergie est quasi imperceptible à la conduite et la puissance disponible permet de doubler et relancer sans peine, malgré le poids conséquent de cette propulsion.
Des accélérations qui restent, toutefois, linéaires. La faute à une transmission à variation continue qui, si elle a fait des progrès pour limiter l’impression d’emballement du moteur lorsque l’on écrase l’accélérateur, n’égale pas les boîtes automatiques allemandes. Bref, l’auto n’incite pas à une conduite enlevée, même si une molette offre trois modes de conduite : éco, normal et sport. Sans faire attention à la question, la moyenne flirte avec les 7,5 litres voire moins de 7 litres en étant raisonnable. Plus ballade douce que rock’n’roll, voilà, de toute façon, la tonalité de cette Lexus.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 49.900 € (bonus éco. 3.300 €).
Moteur : 4 cylindres essence de 2.493 cm3 de 181 ch. + moteur électrique de 143 ch. Puissance cumulée : 223 ch. 109 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 6 l, extra-urbain 7 l. Vitesse max. : 190 km/h. 0 à 100 km/h : 9,2 s. Boîte auto à variation continue.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,85x1,84x1,46. Coffre : 458 dm3. Poids : 1.730 kg.
Les + : confort de roulement, insonorisation, équipement.
Les - : boîte de vitesses, banquette arrière pas rabattable.
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