ESSAIS AUTOMOBILES

Hyundai Santa Fe : de grandes ambitions qui ont un prix


Le SUV coréen revient profondément transformé tant extérieurement qu’intérieurement. Si la montée en gamme est nette, elle n’atteint toutefois pas le niveau premium.
Un peu de douceur dans un monde de brutes. C’est l’agréable sentiment qu’inspire le nouveau Hyundai Santa Fe sitôt les premiers kilomètres couverts. Il faut reconnaître que l’on se sent bien à son bord.
Installé haut, on domine franchement le flot de la circulation. De menues pressions sur trois ou quatre boutons et voilà que cet imposant SUV compact averti que l’on est en train de quitter sa voie de circulation. En quelques secondes, les sièges - même à l’arrière - vous réchauffent les reins. Sur terrain glissant, la transmission intégrale, bloquée en mode 4x4, répartit idéalement le couple. Dans la même idée, une assistance au maintien de la vitesse dans une pente trop importante est proposée.
Familial et confortable
Tout le monde appréciera également que la caméra de recul s’enclenche à chaque manœuvre. Des figures de styles rendues simplissimes grâce à la direction qui offre, outre un réglage « normal » ou « sport », un mode où le volant se tourne sans aucun effort. De toute façon, cette troisième génération de Santa Fe peut même se garer toute seule.
L’opulence de cette finition haut de gamme « Pack Premium Limited » séduit. GPS tactile, toit panoramique en verre, sellerie cuir, rien ne manque, hormis peut-être un hayon à ouverture et fermeture électriques, sur ce coréen qui se découvre de nouvelles ambitions : titiller les modèles premiums du genre BMW X3, Volvo XC 60 et Audi Q5.
Ce n’est probablement pas sa meilleure inspiration, il en approche, en tous les cas, les tarifs. Car s’il s’affiche à 35.900 € en deux roues motrices et finition d’entrée de gamme, notre modèle d’essai, lui, culmine à 45.500 € ! Auxquels les amateurs de boîte auto devront ajouter 1.300 €. Certes, bénéficier d’autant d’équipements chez les concurrents visés oblige à passer par leurs longues et coûteuses listes d’options, mais le prestige de leur blason reste tout autre.
De plus, pour vraiment justifier ce prix, le Santa Fe devrait être irréprochable sur la finition. Si de nets progrès ont été réalisés en la matière, l’ensemble souffre encore de détails, d’ajustages ou de matériaux moins soignés.
C’est dommage car pour ce qui est de l’habitabilité, ce vaste 4x4 plaira, à coup sûr, à toute la famille. On apprécie, aussi, la banquette arrière coulissante et fractionnable en 40/20/40. De plus, deux sièges de dépannage (obligation d’être souple et petit pour y accéder) s’escamotent du plancher du coffre.
À conduire, le Santa Fe, qui repose sur une nouvelle plateforme commune avec son cousin le Kia Sorento, privilégie clairement le confort au dynamisme. Parfait pour les longs parcours, il reste assez lourd (plus d’1,8 tonne) et sensible au roulis. Son bloc diesel (privé de Stop and Start), affichant 197 chevaux, apparaît plus musclé sur le papier que sur la route. Bien sûr, il est largement suffisant pour doubler ou relancer mais, à ce niveau de puissance, on attendait un surplus d’âme. Presque 8 litres de moyenne ont été relevés sur les grands axes. Au final, il brille surtout par sa souplesse et sa discrétion.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 35.900 € (malus éco. 400 €).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 2.199 cm3. Puissance : 197 ch. 149 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 7,3 l, extra-urbain 4,7 l. Vitesse max. : 190 km/h. 0 à 100 km/h : 9,8 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,69x1,88x1,69. Coffre : 516 à 1.680 dm3. Poids : 1.849 kg.
Les + : habitabilité généreuse, équipement très fourni, confort de roulement.
Les - : prix élevé, finition moyenne.
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