ESSAIS AUTOMOBILES

Hyundai ix35 : la vraie révolution attendra


Le modèle le plus vendu de la gamme Hyundai en France, le crossover ix35 revoit sa copie. Sans rien bouleverser toutefois.
Commencer petit pour devenir grand. C’est peut-être cela la recette de Hyundai qui, année après année, grignote des parts de marché partout en Europe. Le nouveau ix35, restylé avec parcimonie, illustre parfaitement cette idée. Pour cette première salve d’un plan d’attaque qui repose sur vingt-deux nouveaux modèles dans le monde d’ici 2017, Hyundai ne bouleverse pas son modèle phare en France.
Avec un rayon nouveautés qui se résume, esthétiquement parlant, à un éclairage diurne à leds, des feux arrière et des jantes à peine retouchés et à un habitacle où l’on note de nouveaux habillages de sièges et de contre-portes et quelques touches de chrome, sans oublier un système multimédia revu et basé sur un écran tactile plus grand, il est certain qu’il faudra avoir l’œil pour distinguer la nouvelle génération de ce SUV compact lancé en 2010.
Très bien équipé
Au moment de s’installer dans ce véhicule produit en République tchèque, on n’est donc pas surpris de découvrir un intérieur quasiment tout de noir vêtu. Finition correcte, habitabilité intéressante, tant aux places arrière que dans le coffre, sont, également, à l’ordre du jour. Ce qui ne change pas, également, c’est la longue liste d’équipements, enrichi de l’assistance active pour se garer sans avoir à toucher au volant. Ainsi notre modèle d’essai, disposant de l’avant-dernier niveau de finition, offre-t-il, entre autres, caméra de recul, accès et démarrage mains libres, GPS et toit ouvrant panoramique. Bref de quoi oublier son prix, assez haut perché (au minimum 26.150 € avec le diesel 115 chevaux et 31.650 € avec le 2 litres CRDI 136), notamment lorsqu’on le compare à son cousin le Kia Sportage.
Sur la route, Hyundai a beau souligner une refonte des amortisseurs et de la direction, le statu quo demeure. Typé confort et familial, le Coréen n’apprécie toujours pas d’être outrageusement bousculé. Il reste donc moins agile qu’un Nissan Qashqai ou un Volkswagen Tiguan.
Sous le capot, tous les blocs diesel revoient leurs rejets de CO2 à la baisse. Le diesel de 184 chevaux, obligatoirement associé à une transmission intégrale et à une boîte auto, est élastique. Affichant un peu plus de 8 litres de moyenne, il semble, toutefois, qu’il lui manque quelques chevaux dans le ventre. Afin d’éviter l’important malus écologique, le CRDI 136 chevaux sera tout aussi doux. Et lui, aussi, ne mettra pas à mal la bonne insonorisation de l’habitacle.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 34.850 € (malus éco. 2.000 €).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.995 cm3. Puissance : 184 ch. 180 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 8,8 l, extra-urbain 5,7 l. Vitesse max. : 195 km/h. 0 à 100 km/h : 9,8 s. BVA6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,41x1,82x1,66. Coffre : 465 à 1.436 dm3. Poids : 1.712 kg.
Les + : souplesse des diesel, équipement fourni, habitabilité.
Les - : châssis pas très alerte, pas de Stop and Start sur le CRDI 136 et 184, prix assez élevé.
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