ESSAIS AUTOMOBILES

Fiat 500 L : elle déploie ses ailes vers les familles


On connaissait la typique citadine branchée, sans oublier ses variantes découvrable et sportive, voilà le moment de découvrir la version familiale de la Fiat 500.
Le célèbre « pot de yaourt » se serait-il transformé en barrique ? La question, un peu méchante certes, se pose à la découverte de la version familiale de la Fiat 500. Vous avez bien lu familiale car la puce italienne déploie ses ailes vers le segment des minispaces.
Désormais affublée d’un « L », lettre pouvant aisément se traduire par « large », la puce italienne a, en effet, pris 60 centimètres dans cette opération de grosse chirurgie esthétique. Bilan, il n’y a guère que la face avant de cette 500 L qui rappelle la bouille mimi et branchée de la 500. Bref, le profil et même le trois-quarts arr ière se révèlent assez lourds sinon patauds. Bref, voilà un design qui a du plomb… dans l’aile.
Modularité travaillée
Si l’on retrouve des touches de Panda au niveau de l’énorme poignée de frein à main ou du volant, les aficionados de la Fiat branchée retrouveront un peu de sérénité à la vue de cet habitacle toujours aussi personnalisable, dans les teintes recouvrant les assises, dans les laqués couleur carrosserie étalés sur la planche de bord par exemple.
Pour le reste et bien tout est nouveau. Car à bord de cette 500 L, on parle désormais modularité, volume de coffre et habitabilité. Les jeunes familles s’y retrouveront dans cette auto quelques centimètres plus grande que le nouveau Ford B-Max aux portes arrière coulissantes ou qu’un Citroën C3 Picasso qui apparaît, du coup, d’autant plus typé physiquement. Dans le détail, blocs de rangement se chiffrent à vingt-deux. La banquette coulisse (1/3-2/ 3) sur douze centimètres. C3 Picasso et Opel Meriva font de même, pas le Ford B-Max. Le coffre très généreux de l’italienne possède, en plus, trois niveaux de chargement grâce à une tablette.
S’il y aurait à redire sur la qualité d’ensemble du mobilier, les cinq passagers seront unanimes sur l’habilité. Les larges surfaces vitrées et la hauteur de toit généreuse n’y sont pas pour rien. De série sur le troisième et dernier niveau de finition, un toit panoramique ouvrant à 1.100 € en option et d’une surface d’1,5 m2 (record de la catégorie) accentue encore le bienêtre ambiant.
Un diesel 85 chevaux bien pâle
Pour sa phase de lancement, la Fiat 500 L, basée sur la plateforme de la Punto, avance trois motorisations différentes (deux essence dès 15.500 € et un diesel 85 chevaux à partir de 17.650 €) en attendant un diesel de 105 chevaux début 2013. De la vigueur qui apparaîtra sûrement comme la bienvenue car le Multijet 85 chevaux à l’essai a davantage brillé par sa consommation (5,5 litres en parcours mixte) que son agrément de conduite. Pâle sous les 2.000 tours, anémique au-delà, bruyant lorsqu’on lui tire dessus, il ne permet pas à ce minispace au train avant un peu léger et aux mouvements de caisse sensibles de voler à tire-d’aile.
Placée dans la tranche haute au niveau tarif où la concurrence se tient dans un mouchoir de poche, celle qui accueille désormais confortablement parents et enfants et qui fait même le café contre 150 € et une machine à expresso branchée entre les deux sièges avant aura donc fort à faire. Notamment face un B-Max plus innovant et très convaincant, un C3 Picasso solidement établi ou un Kia Venga bien mieux placé en prix. Mais Fiat y croit puisque le constructeur annonce déjà une version sept places pour la fin 2013 avant une version surélevée dans la foulée.
Emmanuel Brun

Prix À partir de 17.650 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.248 cm3. Puissance : 85 ch. 110 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5 l, extra-urbain 3,7 l. Vitesse max. : 165 km/h. 0 à 100 km/h : 14,9 s. BVM5. Pratique : Lxlxh (m) : 4,15x1,78x1,67. Coffre : 400 à 1.310 dm3. Poids : 1.315 kg.
Les + : Habitabilité, modularité, coffre, diesel sobre.
Les - : Look, diesel faiblard, finition, prix.
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