ESSAIS AUTOMOBILES

Fiat 500L Trekking : la 500 taille à travers champs


Fiat décline sa 500 à toutes les sauces. Après la 500L aux aptitudes de petit monospace fin 2012, voilà servie la 500L Trekking, qui vise les amateurs de petits baroudeurs branchés.
Quel est le point commun entre un Nissan Juke, un Renault Captur, un Peugeot 2008 et une Fiat 500L Trekking ? Tous surfent sur le segment tendance du moment : les petits SUV urbains au look original. À la pointe de la mode chez les petites citadines, la 500 déploie donc ses ailes vers ce segment porteur.
Afin d’effacer au mieux le côté lisse et moyennement sexy du petit monospace, la recette semble simple. Prenez des boucliers avant et arrière redessinés dotés de protections de couleur aluminium, des ailes recouvertes d’élargisseurs au ton gris mat et des protections de bas de portes bien voyantes, ajoutez 13 millimètres en hauteur de garde au sol et des pneumatiques mixte « boue-neige », pimentez l’ensemble avec un système électronique de motricité renforcée (de série) « Traction + » agissant sur le train avant, qui s’apparente au « Grip control » déjà testé sur le Peugeot 2008, et vous obtenez un début de baroudeur.
Un grand coffre
Pour le reste, rien ne change fondamentalement entre une 500L et une 500L Trekking, la base technique de la première étant reprise de fond en comble sur la seconde. S’il la nouvelle venue pourra se sortir plus facilement de quelques chemins creux, elle reste une élève assez quelconque sur la route. Pas spécialement confortable et trop vite gagnée par le roulis, elle reste loin du brio affiché par un Peugeot 2008.
La mener tranquillement permettra, de toute façon, de limiter le râle vraiment trop marqué du diesel 105 chevaux lors des relances. À son crédit, ce bloc fait toutefois oublier sans peine le diesel 85 chevaux également au catalogue (1.000 € moins à finition équivalente) qui reste paresseux. Plus coupleux, ce MultiJet 1,6 litre 105 chevaux, doté d’un Stop and Start de série, affiche une consommation moyenne de 6 litres sur les grands axes.
Dans l’habitacle, chacun appréciera l’assise très haute de ce véhicule. La généreuse surface vitrée est également un plus notable. Les nombreux plastiques laqués, sur la planche de bord notamment, font également leur petit effet et permettent, surtout, d’occulter un peu une qualité des matériaux assez moyenne. Autres éléments appréciables au quotidien, la 500L Trekking offre une banquette arrière coulissante (sur 10 centimètres), le coffre le plus généreux face à une concurrence toutefois plus compacte et des dossiers rabattables en un tour de main afin de profiter d’un plancher plat.
Côté équipement, la Fiat peut se doter, contre 300 € supplémentaires, d’un radar anticollision qui stoppe automatiquement le véhicule face à un véhicule ou un piéton en cas d’inattention en ville tandis que la caméra de recul ne coûte que 150 €.
Mieux placée au niveau prix qu’un 2008 HDi 115 (le Captur est moins cher mais limité à 90 chevaux en diesel), la 500 L Trekking ne fait toutefois pas mieux que le Nissan Juke. Face à une concurrence tout aussi récente ou solidement établie, la mission de cette 500 L Trekking s’annonce globalement assez compliquée.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 22.050 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.598 cm3. Puissance : 105 ch. 122 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,6 l, extra-urbain 4,1 l. Vitesse max. : 175 km/h. 0 à 100 km/h : 12 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,23x1,80x1,68. Coffre : 400 à 1.310 dm3. Poids : 1.375 kg.
Les + : surface vitrée généreuse, coffre, modularité de l’habitacle.
Les - : moteur bruyant, comportement routier assez pataud, roulis prononcé.
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