ESSAIS AUTOMOBILES

Fiat 500 L Living : elle promet un cinq à sept


Les familles : c’est la cible de la 500 L Living. À l’image de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf, la petite citadine est devenue monospace compact. À sept places en plus.
En taille de vêtements, on appellerait cela du “XXL”. En taille de Fiat 500, on la trouve, désormais, sous la dénomination “L Living”. Une cure d’hormones de croissance : c’est, en effet, le régime imposé par Fiat à sa 500. Transfigurée, elle va, désormais, jusqu’à proposer sept places - une rareté - dans un format comparable à un Renault Scénic cinq places. Comment passe-t-on de citadine branchée à monospace compact ? Découverte, sous toutes les coutures.
Des mensurations et une habitabilité inédites. La 500 était déjà déclinée en 500 L capable d’accueillir très convenablement cinq passagers grâce à 60 centimètres supplémentaires. Rajoutez 20 centimètres de plus et vous tenez la 500 L Living. Adieu la taille mannequin. Bonjour l’embonpoint. Si les lignes en pâtissent, habitabilité et modularité deviennent impressionnantes. Notamment au deuxième rang où la banquette est coulissante. Seule lui manque la possibilité de se dissimuler dans le plancher voire, carrément, de s’enlever de l’habitacle. En tous les cas, les cinq premiers passagers, positionnés légèrement en hauteur, sont très bien accueillis dans cette 500 des familles. Pour les sixième et septième occupants, vu le format compact de l’auto, la 500 L Living s’en sort, finalement, avec les honneurs. L’accès ne demande pas de s’inscrire à des cours de contorsionnistes. Hauteur de toit et largeur du siège sont acceptables pour un ado. Revers de la médaille, le coffre tire alors vers la taille “S”. À noter, qu’en cas de besoin, cette Fiat ne craint pas les objets encombrants, grâce à son siège passager avant pliable au bénéficie de la longueur de chargement et à un coffre qui peut avaler jusqu’à 1.704 dm3, autant que le nouveau Citroën C4 Picasso, huit centimètres plus long.
Pour familles tranquilles… Sur la route, le diesel 105 ch, affiché 1.000 € plus cher que le MultiJet diesel 85 ch, ne sera pas de trop. Caverneux à froid, un peu plus discret ensuite lorsqu’il n’est pas en pleine charge, ce bloc brille davantage par son appétit maîtrisé (5,5 litres ont été relevés) que par ses relances en dessous des 1.700 tours. L’arrivée d’une version 120 ch (à partir de 23.000 €) est à signaler. Son principal avantage étant d’être mieux insonorisé. Question comportement routier, la Fiat 500 L Living, à l’amortissent plutôt réussi, s’apparente à une berline… tant qu’on ne la brusque pas. Le roulis devient alors prononcé. Bref, si elle lorgne vers les monospaces compacts bien établis, elle reste assez éloignée de l’agrément d’un Ford C-Max ou d’un C4 Picasso.
… et à budgets serrés. Hormis le Dacia Lodgy, plus long (et encore plus disgracieux), aucun concurrent, à l’image un Kia Carens cinq places, en revanche, ne peut suivre l’italienne sur la partie budget. Voilà, tout simplement, les sept places les plus abordables du marché. Tout cela ficelé dans une finition qui joue la carte de l’originalité et une personnalisation poussée.
Info Plus. Livrée, de série, en configuration sept places, la 500 L Living est également disponible en version cinq places seulement. Elle coûte, ainsi, 700 € de moins. Toujours longue de 4,35 mètres, elle offre ainsi une capacité de chargement record.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 22.250 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres TD de 1.598 cm3. Puissance : 105 ch. 117 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,4 l, extra-urbain 3,9 l. Vitesse max. : 180 km/h. 0 à 100 km/h : 12,2 s. BVM6.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,35x1,78x1,67. Coffre : 493 à 1.704 dm3. Poids : 1.425 kg.
Les + : prix, diesel sobre, habitabilité.
Les - : Start and Stop agaçant, ligne, comportement routier sans saveur, 6e et 7e places réservées à des enfants.
Mon compte
Mot de passe oublié Vous inscrire