ESSAIS AUTOMOBILES

Dacia Sandero : l’an II de la conquête des marchés


Faire moins low-cost, tant par le style que l’équipement, pour tendre davantage vers les généralistes, et cela pour le même prix : telle est l’ambition – réussie – de la Sandero II.
Nous sommes en 2004. Dacia, fraîchement passé sous la bannière Renault, débarque sur la pointe des pieds avec une Logan, familiale aussi austère que très bon marché. Bien ciblée pour les marchés émergents, on se dit que la tâche sera certainement plus compliquée en France pour ce constructeur basé en Roumanie.
Ventes multipliées par quinze, cap des 2 millions de véhicules écoulés à travers le monde franchi mi-2012 (dont une bonne moitié rien qu’en Europe), 450.000 Dacia vendues en France : huit ans plus tard, tous les clignotants sont au vert. Aujourd’hui solidement établie, l’heure est venue pour la marque de renouveler deux de ses modèles phare. Si la nouvelle Logan arrivera courant janvier, à la compacte Sandero, vieille de seulement quatre ans, d’avoir la primauté d’une cure de jouvence dès ce mois-ci.
Extérieurement, on remarque immédiatement sa calandre désormais chromée et nettement plus affirmée. Intérieurement, impossible de ne pas reconnaître, dans la droite ligne de son monospace Lodgy, que Dacia s’améliore sensiblement au niveau de la présentation d’ensemble. Beaucoup de plastiques basiques sont encore de mise, mais celle qui réalise 26 % des ventes Dacia en France arbore une planche de bord aujourd’hui plutôt sérieuse et a même gagné quelques espaces de rangement. Ceux qui pourront s’offrir la finition haute enrichie de quelques options découvriront même l’arrivée d’un GPS à écran tactile (240 €), des radars de recul (200 €) et du régulateur de vitesse (150 €).
Partage des pièces maximisé
Mais pas forcément besoin d’évoluer dans les 12-13.000 €. Si la condamnation centralisée des ouvrants, les vitres électriques avant et la radio CD MP3 avec Bluetooth et prise USB reste l’apanage du deuxième niveau de finition, l’entrée de gamme offre un équipement moins chiche avec la direction assistée, les quatre airbags et, surtout, le système de contrôle électronique de trajectoire de série.
Tout cela pour un prix (dès 7.900 € avec l’ancien quatre-cylindres essence de 75 ch et 10.900 € avec le dCi 75) quasi identique à l’ancienne Sandero. Un coup de maître rendu possible grâce à un partage des éléments toujours plus poussé. 80 % des pièces entre une Sandero et une Logan sont ainsi identiques, à l’image de la plateforme, juste retouchée afin d’accueillir le nouveau trois-cylindres essence, ou de toute la moitié avant du véhicule, tant extérieure qu’intérieure.
Plutôt que le turbo diesel de 90 chevaux, creux sous 1.500 tours, encore très bruyant et qui fait surtout grimper la note, le nouveau bloc essence TCe 90 n’est pas un choix par défaut. Issu de la toute récente Clio IV, il est agréable par sa souplesse, sa discrétion de fonctionnement lorsqu’on ne lui tire pas dessus et sa sonorité en cas de relance appuyée. Enfin, il faut compter 6,5 litres de moyenne hors de la ville. Certes, il n’a pas un tonus débordant, mais colle bien au comportement tranquille de cette Sandero II qui offre, là rien ne change, des débattements de suspensions importants.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 9.900 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 3 cylindres 12 S turbo essence de 898 cm3. Puissance : 90 ch. 120 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 6,7 l, extra-urbain 4,3 l. Vitesse max. : 175 km/h. 0 à 100 km/h : 11,9 s. BVM5.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,06x1,73x1,52. Coffre : 320 à 1.200 dm3. Poids : 962 kg.
Les + : Rapport prix/prestations imbattable, présentation et équipement améliorés, habitabilité.
Les - : Position de conduite, rembourrage des sièges très moyen, direction “légère”.
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