ESSAIS AUTOMOBILES

BMW Série 3 : la génération de la révolution douce


Stable, précise, dynamique, la nouvelle BMW Série 3 ne renie rien de son héritage. Elle y ajoute douceur d’amortissement et finition sérieuse.
Révolutionner ou patiner ? La problématique est aiguë. Surtout lorsqu’il s’agit de renouveler ni plus ni moins que la berline la plus vendue au monde dans son segment. On pourrait donc penser que BMW s’est attaqué à sa Série 3 avec parcimonie, de peur de dénaturer son modèle à succès.
La découverte de l’habitacle semble indiquer l’inverse. Il faut dire que l’on touche là à un des points faibles de l’ancien modèle : la qualité de finition. L’artillerie lourde des matériaux flatteurs a visiblement été déployée en rang serré sur une planche de bord, du coup, profondément modernisée. Plus moderne, plus sérieux, l’habitacle de l’allemande est aujourd’hui parfaitement raccord avec l’ambition premium de cette auto… et les tarifs qui l’accompagnent (pas moins de 35.600 € en diesel 184 chevaux et 39.500 € en essence 245 chevaux pour l’instant dans cette phase de lancement).
Plus longue de 9 centimètres, la nouvelle Série 3 en profite pour peaufiner également quelques détails. Coffre et habitabilité sont comparables aux concurrentes Audi A4 et Mercedes Classe C. Le premier a grandi de 20 dm3. Quant au second point, deux adultes sont très correctement installés sur la banquette.
Une nouvelle boîte auto au top
Au volant, BMW a opté pour la stabilité d’un côté, le changement de l’autre. Sixième génération ou pas, la Série 3 reste une Série 3. À savoir une berline portée sur le plaisir de conduite grâce à un châssis affûté. Par rapport à une Classe C plus bourgeoise, la BMW est plus dynamique. Une habitude maison, finalement. La grosse surprise, du coup, provient de l’amortissement, nettement adouci.
Et la cure de bonnes manières se poursuit sous le capot. Parmi une gamme moteurs qui s’élargira d’ici quelques mois, on est obligé de pointer le diesel 163 chevaux qui affiche des rejets de CO2 (109 gr/ km) dignes d’une citadine. À l’essai, le diesel de 184 chevaux a brillé par sa souplesse, sa puissance et, chose nouvelle, par sa discrétion. Dommage que ce cours d’éducation se soit arrêté au Stop and Start, encore assez rugueux dans son fonctionnement, car le portrait de ce quatrecylindres est couronné d’une consommation très contenue. Plancher sur une moyenne de 6,5 litres n’est pas utopique. Voire moins pied droit léger et mode Éco enclenché via un bouton qui fait son apparition à gauche du levier de vitesse. L’ordinateur de bord indiquera, alors, le nombre de kilomètres gagnés. À l’inverse, un mode Sport procure un surcroît de réactivité à l’auto.
Autre habitude maison : les options. Nombreuses et… coûteuses, une doit figurer parmi les priorités. La nouvelle boîte automatique à huit rapports (2.300 €), jusqu’alors réservés aux modèles plus huppés, est désormais disponible sur la Série 3. Au-delà du petit levier joliment sculpté, on retiendra que cette boîte est un must. Réactive, douce et imperceptible, elle concurrence sans peine les boîtes du groupe Volkswagen.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 35.600 € (bonus éco. de 200 €).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.995 cm3. Puissance : 184 ch à 4.000 tr/min. 118 gr CO2/km. Consommation (constatée) : urbain 7,5 l, extra-urbain 6,3 litres. Vitesse max. : 230 km/h. 0 à 100 km/h : 7,6 s. Boîte de vitesses automatique à 8 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,62x1,81x1,43. Coffre : 480 dm3. Poids : 1.505 kg.
Les + : Rapport dynamisme/ confort, moteur, boîte auto.
Les - : Stop and Start vibrant, coût des options, peu de rangements.
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