ESSAIS AUTOMOBILES

Audi A8 : décollage vers un monde à part


Audi renouvelle son élégant et brillant vaisseau amiral par petites touches. Un concentré de puissance, de luxe et de plaisir de conduite.
Des places arrière dignes d’une visite chez Ikea, ou plus précisément d’une découverte des collections meubles griffées Hermès, Christian Lacroix ou Molteni & C. Car, en s’installant dans l’Audi A8 tout juste restylée, c’est vraiment le monde du luxe que l’on découvre. Dans ses infinis détails et dans sa liste d’options longue comme le nombre de mannequins défilant à la dernière Fashion Week de Paris.
Premier conseil, pensez à ne pas claquer vulgairement votre portière. À ce niveau de gamme, elle se verrouille seule, sans un bruit. Pourvu que l’on se soit offert l’A8 L - comptez 5.300 € les treize centimètres supplémentaires en longueur, l’allemande invite à un voyage en classe business. Envie de quelques bulles ? Un minifrigo est incrusté derrière l’accoudoir central. Besoin de se délasser ? Température et inclinaison du siège individuel se règlent électriquement, d’un doigt. Après avoir envoyé la destination au chauffeur via le système multimédia, ne reste plus qu’à enclencher le ioniseur d’air et à rouler… allongé. Un repose-jambes se déplie, en effet, du dossier du siège avant droit, afin de mieux profiter de toutes ses attentions dont les Chinois aisés sont si friands.
Jusqu’à 500 chevaux
Pas de jaloux, à l’avant, où cuir et surpiqûres ne cèdent la place qu’à des inserts laqués façon piano, en alu brossé ou en bois précieux. Ultime précision, ici les sièges peuvent même être ventilés et massant.
Contre 85.400 € à 153.700 €, on ne trouve que du massif sous le capot de cette grande berline. C’est-à-dire V6, V8 et W12… de 500 chevaux. Tous avec, de série, transmission intégrale Quattro et Drive Select offrant cinq modes de conduite. Si le “petit” V6 TDI d’entrée de gamme de 258 chevaux s’en sort déjà bien en étant souple, assez puissant, discret et en flirtant avec les 8 litres de moyenne, difficile de résister au V8 TDI 4,2 litres de 385 étalons (à partir de 103.600 €). Un monstre de couple et d’agrément, qui passe de 0 à 100 km/h en 4,7 secondes, tout en tournant autour des 10-11 litres de moyenne. Côté essence, le V8 de la version S8, gavé par deux turbos, déclenche la foudre très tôt dans les tours. À consommer sans modération.
C’est finalement cela le plus surprenant avec elle. Car si elle n’égale pas le bagage technologique de la nouvelle Mercedes Classe S, l’Audi A8, sculptée dans l’aluminium, marie à merveille dynamisme et confort. On se retrouve ainsi à attaquer avec une surprenante facilité malgré sa taille… patron.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 85.400 € (malus éco. 1.000 €).
Moteur : V6 TDI de 2.967 cm3. Puissance : 258 ch. 155 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 7,3 l, extra-urbain 5,1 l. Vitesse max. : 250 km/h. 0 à 100 km/h : 5,9 s. Transmission Quattro et BVA à 8 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 5,14x1,95x1,46. Coffre : 490 dm3. Poids : 1.880 kg.
Les + : panel de motorisations, plaisir de conduite, comportement routier, lignes.
Les - : prix, tunnel de transmission imposant à la place centrale arrière.
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