ESSAIS AUTOMOBILES

Audi A7 Sportback : une main de fer dans un gant de velours


Histoire de ne rien lâcher à la concurrence, germanique notamment, Audi dote sa superbe routière d’un gros V6 de 313 chevaux. Un TDI biturbo qui pousse fort et chante juste.
Le huitième rapport de la boîte auto TipTronic est enclenché depuis belle lurette. Calée à 130 km/h sur cette autoroute qui descend vers Lyon, l’Audi A7 Sportback apparaît imperturbable. Les compteurs restent tout aussi tranquilles. À cette vitesse, l’aiguille du compte-tours flirte à peine avec les 1.600 tr/min. L’ordinateur de bord affiche 7,3 litres de moyenne.
Un premier petit exploit. Car la belle et statutaire allemande abrite sous son capot élancé une bête tout en muscle : un V6 diesel biturbo (un petit pour les bas régimes, un plus gros pour le reste) de 313 chevaux.
Autant dire qu’à ce rythme de sénateur là, celui qui est aisément capable de vous impulser un coup dans les reins au-delà des 160 km/h, n’a même pas commencé à forcer.
Une sonorité travaillée
Laissant entrer à peine quelques décibels dans l’habitacle, sereine sur sa file, l’Audi se conduit alors d’un doigt. Pour vu que l’on ait pu se délester de quelques milliers d’euros pour accéder aux innombrables options, l’A7 freine (voire pile en cas de danger immédiat), réaccélère et maintien sa vitesse toute seule. Seule, toujours, elle passe des feux de croisement aux feux de route grâce à un capteur implanté au sommet du pare-brise. Très bien éduquée, elle indique en position tête haute la vitesse et les indications du GPS, sans oublier de rappeler les limitations de vitesse.
Du déjà vu, peut-on reconnaître. Chez d’autres et pas forcément contre un chèque à plus de 70.000 €. Mais celle qui peut donc lire les panneaux sait aussi… chanter. Un système à ondes sonores intègre, en effet, des boîtiers de haut-parleurs dans la ligne d’échappement. Des boîtiers qui sont commandés par un calculateur en fonction du régime moteur et de la vitesse. En résumé, ce gros “mazout” tonne avec force et brio à la moindre pression sur l’accélérateur.
Entre 7 et, selon le tempo imprimé, 9 litres
À son volant, le plus difficile consistera à résister à cette double dose de plaisir : un timbre un brin métallique associé à une poussée très tôt disponible (650 Nm de couple) capable de tordre avec aisance l’énorme majorité de la production à quatre roues que l’on croise sur les routes.
Et pas de raison de se priver finalement. La consommation moyenne sur les grands axes oscille entre 7 et, selon le tempo imprimé, 9 litres.
Pas de raison de se priver non plus car cette longue et large A7, malgré son poids qui reste toutefois sensible, ne minaude pas. Dotée de la transmission intégrale Quattro (de série), l’allemande cumule précision, efficacité, performances. Un peu ferme, elle ne chahute pas toute la famille, qui bénéficie d’ailleurs d’un bel espace, car elle vire quasiment à plat.
À en oublier, presque, de citer la finition qui caractérise cette auto tirée à quatre épingles. Le problème avec ce genre d’auto, c’est que l’on le devient très rapidement accro.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 71.200 € (malus éco. de 750 €).
Moteur : 6 cylindres 24 S TD de 2.967 cm3. Puissance : 313 ch. 169 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 8 l, extra-urbain 5,6 l. Vitesse max. : 250 km/h. 0 à 100 km/h : 5,3 s. Boîte de vitesses automatique à 8 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,97x1,91x1,42. Coffre : 535 à 1.360 dm3. Poids : 1.850 kg
Les + : Moteur, sonorité, plaisir de conduite, ligne, finition, habitabilité.
Les - : Prix.
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