ESSAIS AUTOMOBILES

Audi A3 Berline : une malle pour un bien


Audi fait son entrée dans le monde des berlines compactes à coffre en revisitant son A3. 550 € plus cher qu’une version Sportback, nettement moins chère qu’une A4, voilà une première pas dénuée de charme.
On la craignait empâtée, on la découvre plutôt aiguisée. L’Audi A3 vient, en effet, d’hériter d’un « sac à dos », donnant naissance à une inédite version tri-corps de cette compacte premium devenue incontournable, depuis plusieurs années, sous ses variantes trois et cinq-portes.
Une greffe finalement réussie. Et l’on veut bien croire Audi, qui rappelle que tous les éléments de carrosserie sont nouveaux et que seuls les phares, la calandre, les rétroviseurs et la planche de bord sont repris des A3 “classiques” tellement l’A3 comme on la connaissait est transfigurée.
Plus souple qu’une A3 classique
Un brin plus statutaire, davantage familiale, cette A3 Berline mélange les genres avec réussite, ne se privant pas d’un petit air de coupé grâce à sa ligne de toit fuyante vers l’arrière. Elle a aussi soigné les détails, sculpté plus franchement ses passages de roue, incliné davantage les coups de gouges imprimés dans ses bas de caisse. Rapidement, on se dit que l’on a là la réponse d’Audi à la récente et provocante Mercedes CLA.
Dans la gamme du constructeur aux anneaux, voilà la nouvelle venue intercalée entre une A3 Sportback cinq portes quinze centimètres plus courte et la classique A4 vingt-trois centimètres plus longue. Pour 550 € de plus qu’une A3 Sportback, l’acheteur d’une A3 Berline bénéficiera ainsi d’une meilleure habitabilité et d’un coffre plus généreux de 45 dm3. Et pour 2.800 à presque 6.000 € de moins qu’une A4 selon les finitions, ce même acheteur pourra tout de même envisager transporter confortablement sa petite famille - même si la garde au toit à l’arrière est limitée pour les plus d’un mètre quatre-vingts et que la place centrale arrière est vraiment inconfortable - tout en bénéficiant d’une auto plus compacte et donc plus pratique au quotidien.
Forte de ces arguments, celle qui est taillée pour draguer les marchés nord-américains et chinois, friands de ce genre de carrosserie, devrait également trouver des amateurs en Europe. Car, sur l’essentiel, l’A3 Berline profite de la même base que l’A3, renouvelée voilà un an. À savoir, un effort sur le poids, une dotation en équipements high-tech longue comme le bras via la liste d’options.
Pour, au minimum, 28.450 € en essence 122 chevaux et 31.000 € pour l’unique diesel 150 chevaux proposé, l’A3 Berline se montre fidèle aux standards de la maison question qualité de fabrication et de finition. Sur la route, tout en restant peu sensible à la prise de roulis, ce modèle se révèle légèrement plus souple qu’une A3 classique. Testée avec le TDI 150 et malgré de grosses jantes, celle qui est assemblée en Hongrie s’est révélée vraiment confortable. Ceux qui sont désespérés par la fermeté affichée par la Mercedes CLA trouveront sûrement leur bonheur. D’autant que l’Audi n’oublie pas le plaisir de conduite. Bien équilibrée, dotée d’une direction agréable, bien aidée par son bloc déjà puissant, qui a le bon goût de relancer facilement dès les 1.400 tours, qui consomme entre 6 litres et 6,5 litres et dont la discrétion n’est mise à mal que dans les hauts régimes, l’A3 Berline fait une entrée de toute beauté.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 31.000 € (bonus/malus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 16 S TD de 1.968 cm3. Puissance : 150 ch. 107 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 5,2 l, extra-urbain 3,5 l. Vitesse max.? : 220 km/h. 0 à 100 km/h : 8,7 s. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 4,46x1,80x1,42. Coffre : 425 à 880 dm3. Poids : 1.315 kg.
Les + : greffe du coffre réussie, qualité de fabrication, comportement routier.
Les - : garde au toit à l’arrière, ouverture du coffre, que le 150 chevaux disponible en diesel.
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