ESSAIS AUTOMOBILES

Audi A1 Sportback : elle s’ouvre de nouvelles portes


Comme sur l’A3, Audi décline sa petite A1 en version cinq portes sous l’appellation Sportback. Elle arrive en concessions le 15 mars.
L’échec du minispace A2 est bien loin dans les rétros. Avec près de 14.000 A1 vendues en France en 2011 (plus de 100.000 dans le monde depuis sa sortie en septembre 2010), Audi a trouvé sa place sur le marché des citadines premium. Histoire d’enfoncer encore un peu plus le clou, l’A1 est aujourd’hui déclinée en version cinq portes. Tour d’horizon, en cinq points, de cette nouveauté.
Un nouveau gabarit ? Il va falloir avec l’oeil d’un pilote de chasse pour déceler les évolutions. Car l’A1, même dans cette déclinaison Sportback, reste une citadine de moins de quatre mètres. Au final, elle ne grandit pas d’un centimètre. Largeur et hauteur, elles, « gonflent » de… 6 millimètres. On remarque plus facilement l’arrivée d’une troisième petite vitre latérale, ce qui profite à la vision périphérique lors des manoeuvres.
Deux cylindres à la demande
À vivre ? Citroën DS3, Alfa Mito, Mini Clubman, etc., aucune des concurrentes de l’A1 ne peut se targuer d’offrir cinq portes. Attention toutefois. Si ces deux ouvrants supplémentaires facilitent grandement l’accès à la banquette (de deux ou trois places en option gratuite), pas de révolution à attendre pour les passagers arrière. En terme d’habitabilité, l’A1 Sportback accueille convenablement deux gabarits d’1,80 mètre, pas plus. Au-delà, ça coince vite au niveau des genoux. Mais la concurrence a le même problème. Voire un de plus, vu la qualité de finition déployée dans l’A1.
Des invariables. Le coffre n’évolue pas. Avec ses 270 dm3, il reste dans la moyenne. Plus gênant, l’A1 Sportback, vendue 700 € de plus qu’une A1, conserve des prétentions tarifaires très élevées. Inaccessible en dessous de 17.400 €, elle fait payer cher ses anneaux. Et dire que la liste des options est aussi tentante que ruineuse…
Motorisations ? C’est complet ! Plus que les deux portes arrière, le chapitre moteur est le gros dossier porté par cette A1 Sportback. Elle inaugure, notamment, un inédit quatre cylindres essence 140 chevaux qui peut se priver de deux de ses cylindres lorsqu’il n’est pas sollicité afin d’abaisser les consommations. Une technologie empruntée à sa majesté S8. Audi annonce 0,6 litre en moins en moyenne et une disponibilité en juin, à partir de 21.200 €. En diesel, le 2 litres de 143 chevaux (à partir de 24.950 €) vient épauler les TDI 90 et 105 chevaux.
Sur la route ? Les 25 kilos pris par l’A1 Sportback ne bouleversent en rien le comportement routier de l’allemande. On cherche, du coup, quoi lui reprocher. Le train avant souffre avec les blocs les plus puissants mais, pour le reste, elle tient le haut du pavé. La direction est franche. La rigidité de la caisse est sans reproche. Surtout, l’Audi mixe parfaitement confort et dynamisme. Mini et Mito souffrent nettement de la comparaison. Bref, on peut voyager loin à son bord. Même avec le petit essence de 86 chevaux, qui constitue une excellente entrée en matière.
Emmanuel Brun

Prix : à partir de 17.400 € (bonus éco. neutre).
Moteur : 4 cylindres 8 S turbo essence de 1.197 cm3. Puissance : 86 ch. 118 gr CO2/km. Consommation (constructeur) : urbain 6,2 l, extra-urbain 4,4 litres. Vitesse max. : 216 km/h. 0 à 100 km/h : 11,9 s. Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports.
Pratique : Lxlxh (m) : 3,95x1,75x1,42. Coffre : 270 à 920 dm3. Poids : 1 065 kg.
Les + : Rapport confort/dynamisme, finition, gamme de motorisations très complète.
Les - : Prix conséquent, habitabilité stable.
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